« Tabarnak »… Si l’on sait à peu près tous que ce mot fait partie du vocabulaire ô combien singulier de nos amis québécois, sommes-nous vraiment au fait de sa signification réelle ? Une petite leçon s’impose. Si l’on se réfère à Google, on apprend que c’est un juron faisant référence au tabernacle d’église (pour les non-initiés, on vous renvoie au dictionnaire). La force de l’injure provient de son caractère blasphématoire. D’ailleurs, au Québec, pour bien sacrer –comprenez dire des gros mots – il faut faire appel aux mots sacrés !

On est donc dans le champ lexical de l’église, et là, tout prend sens. Car dans son nouveau spectacle, Tabarnak, joué à Bobino jusqu’au 9 juin prochain, le cirque Alfonse vous invite à la messe, pour l’office le plus déjanté auquel vous n’aurez jamais assisté.

Sur fond de chants liturgiques, détournés façon rock’n’roll par trois musiciens exubérants, le public s’enthousiasme devant une succession de numéros plus impressionnants les uns que les autres. Le vitrail, le bénitier, les bancs d’église, tout le décor sert aux six circassiens pour effectuer leurs périlleuses acrobaties avec succès. 

Le cirque Alfonse a été fondé en 2005 par une famille d’artistes animés par la volonté commune de perpétuer une tradition de cirque itinérant dans une version contemporaine, tout en affichant fièrement leurs racines québécoises. Tabarnak est leur quatrième spectacle, une fresque surréaliste et pêchue, entre enfer et paradis.

On vous conseille vivement d’aller découvrir ce joyeux bazar extrêmement bien maitrisé, par une troupe canadienne pleine d’humour et d’autodérision.


Découvrir Tabarnak