Mon Sauveur est une jeune start-up créée par Mathieu Marquet et Raphaël Blanchard qui propose à ses clients un abonnement de chaussettes et collants. Et oui, comme nous, vous connaissez sûrement la galère des bas troués, des orteils qui dépassent et autres bonnes surprises lorsque vous êtes sur la route du travail. C’est la raison pour laquelle ces deux entrepreneurs ont mis au point non pas une box, mais un véritable abonnement. 

Rencontre avec les deux fondateurs. 

Qu’est ce que Mon Sauveur ? 

Raphael: C’est un abonnement pour des produits de grandes consommations : des chaussettes et des collants. On vise les hommes et les femmes qui se lèvent tous les matins pour aller bosser et qui ont besoin d’avoir des collants et chaussettes de qualité. C’est un abonnement qui est sans engagement et qui est extrêmement flexible. Tout le monde peut jouer avec les quantités reçus chaque mois. On sait tous qu’en mai-juin par exemple, les femmes ont peut-être moins besoin de collants, donc elles peuvent ralentir les quantités. Tout est envoyé par lettre, donc vous êtes sûrs de ne pas avoir besoin d’aller jusqu’à la poste retirer votre colis chaque mois.

Où vous êtes vous rencontrés ? 

Mathieu:  On s’est rencontré en dernière année de Master 2, en entreprenariat et projets innovants à Dauphine.

Ça a matché tout de suite ? 

Mathieu: Oui, ça a été un vrai coup de foudre ! (rires) En réalité c’est parti du Start-up week-end de Dauphine. On était tous les deux attirés par l’entrepreneuriat et on s’est rendu compte qu’on avait proposé des projets assez similaires lors des échanges ce week-end là.  Donc on a pensé à monter une boite ensemble.

Raphaël : Le point de départ était surtout de créer un site e-commerce avec comme base principale l’abonnement. On s’est posé la question de savoir quel produit serait le mieux pour lancer ce genre d’affaire. Il a juste fallu qu’on regarde nos pieds pour nous rendre compte qu’on portait nous-mêmes des chaussettes trouées par flemme d’aller tout le temps en racheter. De là, on a réalisé une petite étude et on a compris que les collants et les chaussettes étaient des produits avec une forte demande mais qui ne possédaient pas nécessairement de fonctionnement en abonnement. D’ici quelques années, de plus en plus de choses fonctionneront par abonnement. Après la TV, il y a eu Netflix sur internet, les magazines, le téléphone et ça va continuer. D’ici quelques années les abonnements régiront notre consommation, j’en suis certain.

À quoi cela est-il du ? 

Raphaël: Ça vient d’un train de vie urbain de plus en plus soutenu. On a de moins en moins le temps d’aller acheter des choses utiles mais qui ne font pas forcément parti du domaine du plaisir. Ce n’est pas une partie de plaisir d’aller acheter des collants ou des chaussettes, mais pourtant on en a besoin.

Mathieu: On a moins de temps, mais cela ne veut pas dire qu’on ne veut pas de la qualité. C’est pourquoi on a essayé d’aller chercher des matériaux fiables.

Justement, où produisez-vous vos produits ?

Mathieu: Toute la collection homme est fabriquée en France par deux bonneteries qui sont à Romilly sur Seine et un autre près de Chalôns-sur-Saône. Pour le fil, il n’y a presque plus de tisserands en France de nos jours, donc on se fournit en Italie. Pour la collection femme, on fabrique tout en Italie, c’est une boite familiale qui fait tout.

Vous êtes allés voir vos fournisseurs ? 

Mathieu: Oui, c’était même important pour nous de le faire. C’est intéressant car on a pu s’apercevoir que pour une seule chaussette il y a au moins une trentaine de personnes qui travaillent dessus, du packaging à la fabrication en soi.

Quelle a été pour vous la plus grande difficulté que vous ayez rencontré depuis le début de l’aventure ? 

Mathieu: Pour ma part, c’était de rentrer dans le carnet de commande des fabricants. Ils ont des machines qui sont déjà à 100% utilisées par leur clients, donc il fallait trouver de bons créneaux dans leurs emplois du temps pour qu’on puisse produire et fabriquer nos produits. Il faut arriver à convaincre les fournisseurs de te faire confiance, même si tu es nouveau sur le marché ! Ce n’est pas évident, donc c’est aussi pour ça que je suis allé les voir !

Raphaël: Déjà il y a le fait de travailler avec un budget restreint qui peut s’avérer frustrant. Ça prend du temps et il faut de la patience, ce qui n’est pas toujours évident quand on commence. On veut aller vite, ce qui n’est pas toujours une bonne solution.

Et si vous aviez un petit conseil pour les futurs entrepreneurs? 

Mathieu: Il y a un truc primordial : avoir du réseau dans le milieu qu’on choisit. Si tu n’en as pas, il ne faut pas hésiter à aller frapper aux portes, rencontrer des gens et se le créer. Construire son réseau le plus tôt, c’est un véritable avantage.

Raphael: Je suis entièrement d’accord avec Mathieu. Il faut aussi rester focus sur son projet, avoir une vision de la direction qu’on veut prendre, savoir qui on veut être dans 10 ans. Le fil rouge est important pour ne jamais être attiré par des petits plaisirs ou se laisser déconcentrer.

Comment est-ce que vous vous voyez dans 10 ans du coup ? 

Mathieu : Toujours dans le service de l’abonnement mais avec plus de produits. Un jour on sortira de l’abonnement de chaussettes et de collants et on élargira notre gamme de produits.

Raphaël: Le besoin de porter les chaussettes et collants est le même dans presque tous les pays, donc à long terme on aimerait s’internationaliser.

Rendez-vous vite sur le site de Mon Sauveur pour commander vos premiers chaussettes ou collants