Hopaal est une marque ayant pour but de produire de manière responsable des vêtements de qualité à partir de matières recyclées. Connaissant bien les problèmes liés à l’industrie du textile, les deux entrepreneurs à l’origine de ce projet, Clément et Mathieu, ont décidé de se lancer dans une mode positive et qui respect l’environnement. 

Ainsi du recyclage au procédé mécanique en passant par les conditions de travail, tout est maîtrisé et transparent chez Hopaal. Forcément, on s’est intéressé à ses fondateurs. 

Rencontre.

Comment est ce que vous vous êtes rencontrés ? 

Clément: On a tous les deux fait une école de commerce, donc on a commencé à faire pas mal d’actions associatives ensemble et ça nous a rapproché. On est parti dans le sud-ouest, on a fait des stages et c’est après l’un d’entre eux qu’on s’est fait la réflexion que travailler pour les autres était une bonne chose mais que cela devait être encore mieux de monter sa propre entreprise. Et surtout de monter un projet qui nous ressemble.

L’idée d’Hopaal est venue instinctivement ?

Mathieu: Cela s’est fait progressivement. La première réflexion était, bien entendu, de savoir vers quel secteur d’activité on souhaitait se tourner. Clément ayant fait un bachelor dans la conception de textile technique ça nous a quelque peut dirigé vers l’industrie textile.

Clément: De là, l’idée d’une marque qui soit clean et responsable est venue. On ne voulait pas créer une énième marque qui ne respecte pas son environnement, c’est pourquoi on a pensé au recyclage et au pourcentage reversé à des associations qui comptent. On voulait être acteur et pas seulement vendeur.

Mathieu: On a donc testé le projet lors de la Social Cup du Sensecube à Paris en janvier 2016. C’était la toute première fois que nous parlions d’Hopaal et ça nous a permis d’aller à la rencontre des gens, d’avoir de premiers retours, des conseils. On a fini en demie finale, ce qui nous a permis de gagner un chèque de 1000€ offert par la Banque Postale et à utiliser sur la plateforme de crowdfunding KissKissBankBank.

Clément: Juste après ça je suis parti faire un stage en Inde dans une entreprise de confection afin de faire un sourcing des usines, fournisseurs, partenaires et ateliers avec lesquels nous souhaitions travailler. De son côté Mathieu a monté toute la partie administrative de la société et comme tu t’en doutes… On a fini par lancer une campagne de crowdfunding. L’objectif était de 6000€.

Mathieu: C’était de la pré-commande de t-shirt et ça a explosé. On a rempli plus de 200% de l’objectif, on a été relayé par plein de blogs et des médias comme Mr. Mondialisation. On a été soutenu et ça nous a permis de réussir la campagne.

Clément: A tel point qu’on s’est retrouvé un peu débordé. On n’avait pas du tout prévu de devoir livrer autant de t-shirt donc on a même du demander à KissKissBankBank de fermer les pré-commandes avant la fin de la campagne, de peur de ne pas pouvoir tous les livrer ! Bon on aurait très bien pu le faire, mais à l’époque on débutait donc on s’est fait peur tout seul. (rires)

Le Pull du Futur ©Hopaal

En ce qui concerne la fabrication, vous surveillez de A à Z la production, comment cela se passe-t-il ? 

Clément: Aujourd’hui, Hopaal ce sont des produits standards fabriqués en Inde. La première entreprise va récupérer les matières, les recycler et créer le fil. La seconde entreprise va en faire un tissu, faire la découpe et l’assemblage. En Inde, on fait les vêtements à base de chute de coton bio et de bouteilles plastique issues d’usines voisines ou trouvées dans la nature. Avec Hopaal on veut se positionner en tant que marque qui encourage les processus de recyclage tout en créant des vêtements cools. Pour le moment on reste sur des standards, mais le champ des possibles du recyclage est immense, donc on va s’intéresser très bientôt à d’autres techniques qui viennent aussi bien de France que d’Italie ou d’ailleurs.

Mathieu: On surveille aussi que la production n’est pas un impact négatif sur l’environnement ou l’humain. C’est pour ça qu’on ne bosse qu’avec des fournisseurs qui possèdent toutes les certifications comme le FairWear Foundation ou Oeko-Tex 100. On veut montrer que les dimensions sociales et environnementales sont prises en compte. L’entreprise qui fait notre fil est approvisionnée à 100% en énergie solaire et éolienne et assure de manière efficace ses employés.

En parlant de dimension sociale & environnementale, 10% de vos bénéfices sur les vêtements sont reversés à des associations. Comment les choisissez-vous ?

Clément: On bosse avec quatre associations qui sont dans différents secteurs. On ne les a effectivement pas choisi innocemment. Chacun peut trouver une cause qui lui correspond : la santé, l’océan, la montagne ou le social. Dans l’idéal on choisit des associations de petites tailles qui mènent des actions terrains extrêmement concrètes et qui peuvent nous fournir des compte-rendus détaillés et précis. On le remarque vite s’ils savent ce qu’ils font ou non. On voulait que un euro donné soit réellement un euro utilisé pour la cause et non dans de la communication pour l’association ou des goodies, ce qui se fait dans certaines associations.

Mathieu: On voulait aussi se dire que l’argent qu’on donnait n’était pas seulement une goutte d’eau dans l’océan. Pour une petite association, 1000€ c’est la possibilité de faire plein de choses concrètes. Coral Guardian, Watsi, Babyloan et Mountain Wilderness sont à notre échelle, on fonctionne de la même manière car nous sommes de petites structures.

Clément: Et qui sait, un jour on montera peut-être également une association Hopaal. Bon pour le moment on est quatre et demi dans la boite donc ça va être compliqué d’aller replanter des coraux dans l’océan. (rires) Coral Guardian le fait très bien en plus !

Vous ressentez une réelle envie de consommer différemment aujourd’hui ? 

Mathieu: Clairement. De plus en plus de gens trient, font attention à ce qu’ils consomment. On sait de plus en plus comment les choses fonctionnent donc on peut décider d’arranger les choses, même dans son quotidien. D’où cet intérêt pour une consommation plus responsable. Notre crowdfunding, pour nous ça été notre étude de marché et on a pu voir qu’il y avait un véritable engouement pour une mode plus propre.

Et quelle est la prochaine étape pour vous? 

Mathieu: Le lancement fin septembre du Pull du Futur. (rires) Ce sera du made in France, ça apportera un nouveau style également.

Clément: Et on veut continuer de développer de nouveaux produits, faire grossir l’équipe et avoir plein de nouveaux projets géniaux !


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https://hopaal.com