Depuis le 3 février, la Galerie Thierry Bigaignon rend hommage à l’immense talent d’un photographe peu connu en France, Harold Feinstein, via une rétrospective en plusieurs parties. La première s’intéresse aux jeunes années du photographe, les années 40 et 50, dont les photographies débordent d’un optimisme contagieux.

Né en 1931 à Coney Island de parents juifs immigrés, Harold Feinstein débute la photographie en 1946 alors qu’il n’a que 15 ans. Empruntant le Rolleiflex d’un voisin, le jeune garçon débute alors sans le savoir une carrière de photographe qui l’amènera même à être le plus jeune photographe à avoir intégré la collection permanente du Museum of Modern Art (MOMA), de New York.

En 1950, figure montante de la photographie de rue, on retrouve dans son travail en noir et blanc une vivacité et une fraîcheur incroyable. « Je voulais montrer la vie telle qu’elle était, quoi que cela signifie » disait-il. De portraits en instants saisis, l’objectif d’Harold Feinstein capture l’ambiance américaine de l’époque d’un oeil malicieux. Le baiser d’amoureux qui se quittent, l’innocence des jeux d’enfants, les rires de jeunes gens en pleine séance de bronzage. Toutes les photographies possèdent en elles l’énergie et la vitalité du moment, comme si elles avaient été prises à l’instant même où l’on pose le regard sur elles.

People lean against the railing on the Coney Island boardwalk in front of a Coca Cola billboard and clock, New York, 1949.

On se plonge alors avec délice dans cet univers loufoque, exubérant et plein de vie, qui pousse à sourire celui qui s’y immerge. L’exposition, qui se déroule jusqu’au 30 avril prochain, permet donc de faire la connaissance du travail d’Harold Feinstein et de ressortir joyeux de ce bouillonnement visuel d’optimisme.


Galerie Thierry Bigaignon

9 rue Charlot, 75003 Paris