C’est près de Belleville, dans leur bureau, qu’on rejoint l’équipe de The Arts Factory Magazine (TAFMAG), Pauline (fondatrice), Aurore (Directrice Artistique) et Marie (Communication). Si on suit déjà depuis longtemps les avancements et nombreux projets que portent ces trois jeunes femmes, on a profité de la sortie de leur nouveau livre « Banana Split, les 50 artistes qui ont la banane » le 20 décembre prochain pour leur poser tout plein de questions  !

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Comment s’est créé TAFMAG ? 

Pauline: Je suis partie en Australie il y a quelques années pour suivre des cours de journalisme et là-bas je devais prendre un cours de média web, ce que je n’aimais absolument pas à l’époque car je trouvais que le web signait la mort du papier. Finalement, j’ai commencé à bien l’apprivoiser  et je me suis rendue compte que c’était un excellent moyen de prendre la parole et de centraliser des informations qui me plaisaient. Donc je suis revenue d’Australie avec l’idée de monter un webmagazine qui porterait le nom d’un camping où j’avais séjourné à Byron Bay : The Arts Factory. En plus de ça, je m’attendais à retrouver une France hyper sombre, complètement en décalage avec l’atmosphère australienne et en réalité j’ai redécouvert une ville en pleine effervescence, remplie de nouveaux projets !

Comment est ce que vous vous êtes rencontrées toutes les trois ? 

Pauline: Aurore et moi on se connait depuis… je dirais 1994, mais je n’en suis pas sûre. On était dans la même primaire ensemble !

Aurore :  On était resté en contact et j’ai rejoint le projet assez rapidement. Je faisais des études de photographie donc j’accompagnais Pauline sur les interviews pour prendre en photo les artistes puis je suis montée en grade en devenant graphiste puis après Directrice Artistique. C’est n’imagine pas à quel point on prend vite du galon sur TAFMAG ! (rires)

Marie: L’avantage avec TAFMAG, c’est qu’on est toutes directrices d’un pôle ! (rires) Pour ma part j’ai rencontré les filles  lors de la toute première édition d’Inner’Art, le salon d’art contemporain des cultures émergentes qu’elles avaient créé avec NoD. Je m’occupais de toute la partie communication et comme ça s’est super bien passé aussi bien professionnellement qu’humainement, j’ai dit « oui » directement lorsque Pauline m’a proposé de les rejoindre.

Pauline: J’ai fait un gros travail de lobbying, je savais que c’était Marie qu’il nous fallait, donc je l’ai travaillé au corps ! (rires)

Vous avez de nombreux projets, notamment une nouvelle sortie papier « Banana Split : les 50 artistes qui ont la banane » très bientôt. Vous aviez déjà sorti un premier numéro d’un magazine papier il y a plus d’un an (septembre 2015), quelle est la différence entre les deux ? 

Marie: La revue était une sorte d’édition zéro d’un magazine papier.  Il partait de la volonté d’écrire des articles différents de ceux du web mais c’était surtout un test, qui en plus de ça était destiné à une niche restreinte de lecteurs. L’été dernier, on s’est beaucoup questionné sur le papier, car on ne pouvait pas refaire une revue qui n’allait toucher que 400 personnes. Pauline a alors eu l’idée de créer un  livre qui serait comme  un témoin de notre époque référençant tous les six mois les artistes qui marquent la culture indé selon des thèmes amusants comme celui d’avoir la banane.

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Comment est ce que vous choisissez les artistes qui apparaissent ou vont  apparaître dans ces livres bi-annuels ? 

Marie: On fonctionne énormément au coup de coeur. On traîne dans les concerts, les expositions, et on est à l’affût d’artistes émergents qui retiennent notre attention.

Pauline: On fait beaucoup de veille et il peut également y avoir certains artistes dont on a déjà parlé sur le format web mais qui reviennent avec de nouveaux projets ou de nouvelles créations qu’on apprécie !

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C’est important pour vous, malgré le web, de rester présentes sur le support papier ?

Pauline: On adore ce support car on le trouve immuable. On peut le prêter, le garder, le retrouver, il existe réellement et ne disparait pas. Sur TAFMAG on parle très souvent de notre génération et  avec ce livre, ça nous permet de garder une trace physique des artistes dont on parle, qu’ils décollent ou non dans 5 ans.

Aurore: Ça tranche avec le web qui est un support qu’on aime toutes mais qui est plus éphémère, plus fourni, les informations défilent plus qu’elles ne s’inscrivent dans le temps. Et puis rien n’est plus beau que de tourner les pages d’un livre, non ?

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Ce n’est pas faux ! Vous avez aussi fait des salons d’Art Contemporain, une collection de t-shirt en série limitée, des DJ Sets, une rubrique vidéo Melting Potes. Vous avez ce désir de ne pas rester fixées uniquement sur le support web ? 

Pauline: À la suite, ça peut paraitre beaucoup mais en réalité tout est toujours lié au média, puisqu’il est à la base de tout.  Mixer a toujours été un rêve depuis longtemps mais on est sous le nom de TAFMAG donc on diffuse l’image du média par la musique, ou par l’art en ce qui concerne le salon Inner’Art.  Tout est toujours en lien avec notre ligne éditoriale mais c’est vrai qu’on aime tester de nouvelles choses, inventer.

Marie: On aime tout tenter ! Après on garde des projets très fixes comme le print ou le webmagazine puisqu’ils nous permettent de marquer notre cohérence.

Vous êtes souvent en collaboration avec Animal Records sur vos évènements. Comment est-ce que vous vous êtes rencontrés ? 

Pauline: Je les ai rencontrés lorsque j’interviewais les membres de Bloum, l’un des groupes du label, qui étaient des copains de copains et donc on s’est mis à bosser avec eux d’abord sur la partie musique, puis la partie cuisine avec leur branche Animal Kitchen. Ce sont devenus très vite des potes et c’est aussi ça qu’on aime: les synergies entre structures.

Marie: «  A plusieurs on est plus fort  ! » c’est vraiment un adage qui nous plait. C’est d’ailleurs ce qu’on souhaite montrer dans notre rubrique Melting Potes. On trouve génial tous ces collectifs qui partent de rien mais qui en s’entraidant font des choses extraordinaires et  hyper professionnelles.

Aurore: Même nous, sans l’aide de nombreuses personnes qui ont accepté de nous donner un coup de main et continuent de le faire,  on n’en serait pas là !

Pauline: Je ne sais pas si c’est nouveau, mais je trouve qu’il y a une vraie notion d’entraide entre toutes les jeunes structures. On n’est pas concurrents mais simplement tous différents ! Donc lorsqu’on met les talents de chacun en commun … Ça ne peut que porter ses fruits !

Donc si vous deviez énoncer une qualité l’une sur l’autre ? 

Marie: (sur Pauline) Optimiste et fonceuse.

Pauline: (sur Aurore) C’est une artiste, dans le bon sens du terme.

Aurore: (sur Marie) Dynamique, c’est une vraie pile électrique.

Qu’est ce qu’on peut vous souhaiter pour 2017 ? 

Pauline: Plein de choses. Plein de succès !

Marie: D’aller mixer à Coachella.

Pauline: De devoir imprimer 1 000 000 d’exemplaires de Banana Split et d’agrandir l’équipe, même si tous les gens qui travaillent avec nous sont déjà géniaux !

Aurore: Ouvrir un lieu TAFMAG. Et de belles collaborations avec COCY !

C’est noté ! 

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