Le Caméflex, la caméra révolutionnaire de la nouvelle vague donne son nom au festival des directeurs de la photographie. Depuis 4 ans, organisé par Alain Coiffier, Philippe Dieuzade et Dominique Gentil, Caméflex-AFC célèbre les grands noms de la photographie cinématographique contemporaine.

Après Ricardo Aronovitch (AFC, ADF), Luciano Tovoli (AIC, ASC) et d’autres, c’est au tour de Mahmoud Kalari, chef-opérateur iranien, d’être mis à l’honneur pendant 5 jours, du 6 au 10 février 2016 au cinéma Le Grand Action à Paris.

Caméflex-AFC, cette année qu’est ce que c’était?

→ 10 films photographiés par Mahmoud Kalari dont 6 inédits en France.

→ Un long-métrage éclairé par Koohyar Kalari, son fils.

→ Un autre, réalisé par le chef-opérateur, lui-même.

→ Une master-class dirigée par ce maître de l’image en la présence d’autres grands cinéastes (Pierre-William Glenn, Darius Kondji,…)

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@Alain M C

→ Des courts-métrages étudiants concourant au Grand Prix de l’AFC projetés avant chaque séance. Comme une première partie.

Le cinéma vu comme un « concert » ? Serait-ce donc une idée à garder précieusement? A penser et à envisager plus sérieusement? La possibilité de découvrir les prochains grands noms du cinéma nous serait ainsi plus accessible.

→ L’occasion de pouvoir poser toutes ces questions qui nous taraudent, nous perturbent et nous obsèdent après le visionnage d’un film.

« Mais comment c’est fait?! »

 « Comment techniquement ont-ils fait pour nous faire ressentir autant de choses? »

 « Et avec quel budget? » 

→ Mais surtout et avant tout de l’émotion.

Nous découvrons au travers de ces longs-métrages et de ces conversations post-projection, un homme humble et profond. Une âme fidèle à l’image de la photographie conçue pour chacun des films auquel il a participé.

C’est en étant immergé dans son univers que son style se manifeste. L’image se teint d’un onirisme réaliste. La poésie de la nature, des visages et des corps est soulignée. La fiction se déguise en documentaire. La frontière entre le réel et l’imaginaire se trouble.

Ainsi, nous voyageons au coeur de l’image et de son émotion. L’histoire du film que nous regardons nous pénètre inconsciemment et, l’idée, la vision du réalisateur ainsi densifiée nous parvient naturellement.

Tout au long de ces 5 jours, happés par l’image  des films projetés nous en arrivons à oublier qu’un artiste-artisan est derrière tout cela. Là est le génie du chef-opérateur.