Le Musée d’Art Moderne de la ville de Paris accueille la première exposition européenne de la série Shadows (ombres) jusqu’au 7 février 2016.

À ne pas manquer! Shadows présentée en fin de parcours est le clou de cette exposition. 102 toiles sérigraphiées, 130 mètres et presque autant de couleurs. C’est bien du Warhol! De l’extrême, de la provocation! Aucune explication, mais la merveilleuse liberté de pouvoir interpréter ces toiles comme on le sent, de se laisser bercer par ces couleurs et de s’évader dans un autre monde, celui du roi du Pop Art américain.

«Les toiles de Shadows représentent la frontière entre le rêve américain et la mort américaine. Elles sont autant obscures que glamour, autant méditatives qu’hallucinatoires, ce sont des miroirs de deuil sans reflet. C’est de la musique visuelle»

Directeur du Musée d’Art Contemporain de Los Angeles (MOCA

Au travers de cette immense oeuvre d’art, Andy Warhol, le roi de la démesure, a voulu créer une trace du temps dans l’espace en s’inspirant de la pellicule de cinéma.

Cette photo, représentation d’une ombre de son atelier, tantôt disco, noire et blanche, dégradée mais surtout décalée nous embarque dans le psychédélisme propre de l’artiste et du Pop Art. Il n’est jamais là où on l’attend. Même après sa mort, il nous surprend encore.

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«Si vous voulez tout savoir sur Andy Warhol, vous n’avez qu’à regarder la surface de mes peintures, de mes films, de moi. Me voilà. Il n’y a rien derrière.»

Shadows au Musée d’Art Moderne est aussi une sorte de rétrospective de l’oeuvre de l’artiste. Cette exposition retrace son parcours et expose ses créations les plus significatives. 200 oeuvres nous sont présentées.

Plusieurs salles consacrées, chacune réservée à l’une de ses créations. Elles sont toutes plus délirantes les unes que les autres. Elles ont chacunes leur humour, leur décalage, leur sujet, leur thème. Mais elles gardent toutes évidemment et heureusement l’univers original de ce fabuleux novateur du Pop Art.

Nous retiendrons la série sur Mao (MAONOTONIE ») drôle et terrible à la fois. Celle sur la chaise électrique (« COURT-CIRCUIT ») avec son superbe papier peint en vache.

Finalement toutes ces oeuvres politiques, par le décalage représenté, permettent au spectateur de prendre de la distance mais l’obligent surtout, d’une certaine manière, à se poser des questions quand aux thèmes traités…

+ infos : http://www.mam.paris.fr/fr/informations-pratiques