Cheer est disponible sur Netflix depuis le 8 janvier dernier et c’est un documentaire à ne pas rater.

Quand on vous dit cheerleader, vous pensez sûrement à une pom-pom girl qui met l’ambiance et encourage les sportifs avant un match de football en faisant quelques roulades. Et pourtant, le cheerleading est loin d’être cette image clichée et éculée, véhiculée notamment par le cinéma et la télévision. Pour aller au-delà de ces idées reçues, Greg Whiteley (Last Chance U) a eu la bonne idée de s’intéresser au sujet avec son documentaire Cheer diffusé sur Netfix.

Pendant six épisodes, nous suivons l’équipe de cheerleaders de l’université de Navarro au Texas. L’équipe a déjà raflé une multitude de prix et s’apprête à remettre en jeu son titre lors du championnat national qui se déroule à Daytona Beach en Floride. Jerry, Morgan, Lexi, Gabi, La’Darius et les autres sont coachés par l’une des entraîneuses les plus renommées de la profession, Monica Aldama.

Dans Cheer, vous comprendrez bien vite que l’image des pom-pom girls n’a plus lieu d’être. L’équipe du Navarro College est constituée aussi bien de filles que de garçons qui donnent tout pour être à leur plus haut niveau. Les élèves recrutés viennent souvent de milieux difficiles ou ont eu des enfances compliquées. Le cheerleading leur a permis de se trouver une vraie famille et une voie à suivre. On s’attache alors immédiatement à ces jeunes qui veulent mettre le passé derrière et qui ont une sacrée rage de vaincre.

Cette nouvelle famille, c’est Monica qui la dirige avec une main de fer mais aussi avec une totale bienveillance. L’ex-cheerleadeuse devenue entraîneuse est le modèle de ces élèves qui pourraient quasiment mourir pour elle. Même si elle dit elle-même avoir des valeurs plutôt conservatrices et traditionnelles – Texas oblige -, elle a pris sous son aile ces enfants un peu paumés dont certains ont été harcelés simplement parce qu’ils sont homosexuels.

Cheer décrit avec beaucoup d’émotion le quotidien de l’équipe et réussit à maintenir un véritable suspense. L’équipe surmontera-t-elle les blessures graves de certaines cheerleadeuses ? Est-ce qu’elle montera sur la première marche du podium ? On se rend très vite compte que le cheerleading est un sport qui demande un entraînement ultra rigoureux, qui n’est pas sans danger, et un mental d’acier. Jusqu’à la dernière minute, la pyramide ambitieuse imaginée par Monica causera bien des sueurs froides à l’équipe et on sait que le meilleur comme le pire peuvent advenir durant ces 2 minutes finales de réprésentation à Daytona.

Cheer réussit donc avec intelligence à briser les clichés tenaces associés au cheerleading et l’on se surprend à rire, pleurer et stresser avec cette équipe aussi touchante qu’étonnante.


Regardez Cheer sur Netflix