Avec son titre Coeur poids plume et son premier EP Mélancolie FC sortis en mai dernier, Hervé gagne peu à peu le cœur et les scènes de l’Hexagone. Mélangeant habilement une électro dansante à des textes français saisissant d’émotions, le jeune artiste auparavant membre du duo Postaal nous raconte son parcours.

Il sera à découvrir sur scène ce mercredi 16 octobre lors du MaMA Festival à Paris.

Comment vas-tu ?

Ça va très bien. J’ai eu un printemps bien rempli avec la sortie de l’EP, la promo et cet été a été fructueux aussi. J’ai fait pas mal de festivals avant de me poser pour composer. Il reste encore du travail mais j’ai vraiment bien bossé donc je suis plutôt content.

On est allé dans le même lycée à St-Cyr-l’École il me semble. À l’époque, tu avais sorti un tout premier clip dans une voiture, c’était il y a bien dix ans. Qu’est-ce qu’il s’est passé depuis ?

T’étais au lycée Mansart ? C’est fou ça ! Bah écoute, déjà à l’époque du lycée je faisais pas mal de prod’ notamment de rap, et puis petit à petit j’ai découvert l’électro avec des potes de Versailles. Ça a été une révélation donc je me suis mis à composer et puis j’ai sorti le clip dont tu parles. Je pense qu’il n’est même plus en ligne (rires). C’est toujours ça avec les premiers essais. En vrai tu es super content de les avoir fait mais tu peux pas les laisser sur internet parce que franchement… ce que je faisais à l’époque était éclaté ! Mais j’en suis fier et c’est cette chanson qui m’a permis de rencontrer mes éditeurs d’aujourd’hui donc je ne crache absolument pas dessus… enfin presque pas (rires).

Ensuite il y a eu la période Postaal aussi où j’étais vraiment dans l’ombre. Ça m’a beaucoup plu d’ailleurs. Même si j’étais du côté production, ça a été ma véritable première grande expérience. On a été managé en Angleterre, on passait à la radio. J’ai appris énormément et ça m’a permis aussi de me faire la main sur beaucoup d’aspects du métier comme il fallait être partout, de la conception de la pochette à la composition en passant par la réalisation des clips.

En parallèle j’ai commencé à écrire pour moi et puis j’ai pris la décision de foncer et donc de lancer ce projet solo.

Ça a été difficile de passer de l’ombre à la lumière ?

Oui et non. Disons que ça a été plus déstabilisant que difficile. J’adorais être dans l’ombre donc me retrouver d’un seul coup sous les feux des projecteurs c’était assez étrange. Même si j’avais déjà eu mon projet solo auparavant ça n’a rien à voir avec celui d’aujourd’hui. Le clip dont tu m’as parlé par exemple, il a été réalisé avec des potes et ma copine qui était mon premier public. Donc même si c’était un projet solo, je ne m’étais pas vraiment mis sur le devant de la scène face à des inconnus, le visage à découvert comme maintenant. Mais on s’habitue petit à petit.

Tu vas faire le MaMA Festival dans quelques jours. Comment tu t’y prépares ?

Même si je sais que c’est principalement un public de professionnels, ça ne me dérange absolument pas. Quand je joue, quelle que soit la salle, sa taille, ou quel que soit le public, je donne la même chose, la même énergie. Je suis dans l’échange. Après, que le public veuille rendre ce que je donne, ça n’appartient qu’à lui. Je prends toujours le même plaisir à être sur scène donc je ne suis absolument pas stressé par ça. J’adore jouer et encore plus à Paris. Donc je sais déjà que ça sera un kiff !

Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour l’année qui vient ?

Continuer à m’éclater, à travailler, à partager. Continuer de faire découvrir l’EP et que ma musique soit diffusée. Je suis heureux du chemin que j’entreprends donc je me souhaite sincèrement que ça aille dans le bon sens encore longtemps !


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