Rencontre avec l’artiste Sônge avant son passage au MaMa Festival.

Depuis son premier EP en 2017, Sônge a fait pas mal de chemin. Après plusieurs single et des clips prometteurs, l’artiste quimpéroise a finalement dévoilé en début d’année son premier album, Flavourite CÂLÂ. Alors qu’elle a enchaîné les live et les DJ set tout l’été, elle s’apprête à monter sur la scène du Bus Palladium le 7 octobre prochain dans le cadre du MaMa Festival. L’occasion pour nous d’en savoir plus sur cette artiste aux multiples facettes.

Tu as sorti ton album en février dernier. Comment t’as vécu tout ce qui s’est passé jusqu’à maintenant ?

Quand tu sors un album, c’est comme si c’était tous les jours ton anniversaire (rires). À l’inverse, quand tu confectionnes l’album, c’est super intime. T’es dans ta bulle donc t’as vraiment zéro retour. Je suis super contente parce que l’album a été super bien accueilli. Il y a eu plein de concerts autour, des DJ set, et ça c’était trop bien.

Tu associes toujours ta musique avec des visuels très forts que l’on retrouve notamment dans tes clips. Est-ce que tu peux nous parler un peu de ton processus de composition ?

Au tout début, je commence par une trame harmonique. Ensuite, ça me donne des couleurs vraiment précises que je vais continuer de travailler derrière. Je vais les contraster, je vais les marier avec d’autres, comme quand tu fais une peinture en fait. Ensuite, la mélodie pointe le bout de son nez puis les paroles. Pour faire le clip, je pars aussi de mes couleurs de départ. « Roses », je l’avais vu dans un rêve par exemple. Récemment, c’est en train de changer. Ça m’arrive maintenant d’écrire un texte en français, tout seul sans rien d’autre et de le mettre ensuite en musique. C’est très nouveau pour moi.

Tu as grandi en Bretagne que tu vois comme une terre de mythes. Est-ce que ça t’as permis de te construire un imaginaire particulier ?

Oui ! Quand j’étais petite, j’étais à fond dans la sorcellerie, je faisais que ça. Ça m’a carrément construit un imaginaire un peu crazy. Les potions, les formules, les esprits… j’avais beaucoup de grimoires. Et il y a plein d’histoires incroyables en Bretagne. Des korrigans qui vivent dans des forêts au bord de l’eau, des femmes qui mettent leur ventre contre un menhir et qui repartent en étant enceinte… T’as aussi l’ankou, qui représente la mort avec sa faux. Je m’intéresse à d’autres histoires comme les contes d’Ethiopie ou de Mongolie. Mon titre « Crépuscule des Dieux », ça vient de la mythologie nordique aussi.

Quand t’étais à Amsterdam, t’as fait une école de commerce avant de décider de te consacrer pleinement à la musique. Comment tu as eu le déclic ?

J’ai eu des nodules sur les cordes vocales donc j’ai pas chanté pendant plusieurs mois. C’est là où je me suis dit « c’est con parce que j’ai vraiment envie de chanter » (rires). Donc c’est quand j’ai senti que je perdais ma voix, que j’ai réalisé que c’était vraiment ce que je voulais faire.

Tu fais partie d’un crew de DJs qui s’appelle Conspiration. C’est quoi l’idée derrière le projet ?

On voulait faire un crew dans lequel on puisse faire nos soirées et partager nos envies. Ça s’est fait naturellement sous l’impulsion de l’une d’entre nous. On joue ensemble, on fait des B2B. On va jouer aux Bars en Trans le 7 décembre d’ailleurs donc c’est trop cool.

Tu travailles sur ton deuxième album en ce moment ?

On fait bientôt une réédition en fait où il y aura plein de titres inédits. C’est en train de se mettre en place et ça avance bien.

Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour la suite ?

(Elle se lève). Toucher le sol avec mes mains quand je suis debout (rires).


Sônge sera au MaMA Festival le 17 octobre prochain