Ad Astra sortira dans les salles obscures le 18 septembre prochain.

Projeté en avant-première mondiale à la Mostra de Venise il y a quelques jours, Ad Astra a séduit l’ensemble du festival de cinéma, emportant au passage de très nombreuses critiques élogieuses, criant au chef-d’oeuvre. C’est donc avec une grande curiosité et une certaine impatience qu’on a découvert le tout premier film de science-fiction du réalisateur James Gray (Two Lovers, The Immigrant).

Celui-ci nous transporte dans un futur proche, où l’ingénieur et astronaute Roy McBride (Brad Pitt), opérant sur une station d’observation spatiale, frôle la mort après une surcharge électromagnétique venue de Neptune. Certaine que ces surcharges dangereuses pour la Terre viennent d’un ancien vaisseau appartenant à son père disparu il y a 16 ans, la NASA va l’envoyer en mission à la recherche de celui-ci.

Ainsi commence une odyssée spatiale solitaire et intime. À travers les pensées et les actions de McBride, le réalisateur déconstruit le portrait du mâle américain pour en faire un personnage sensible, constamment au bord des larmes et commettant de nombreuses erreurs. Magistralement interprété par Brad Pitt, l’astronaute part alors à la recherche d’un père qui, bien qu’absent, est à l’origine de toutes les décisions prises au long de sa vie. À commencer par ce métier solitaire.

© 2019 Twentieth Century Fox

De planète en planète, James Gray nous fait alors quitter la terre ferme pour un voyage introspectif visuellement sublime. De la course poursuite sur la Lune à l’arrivée de Mc Bride dans une base souterraine sur Mars en passant par sa chute de la station d’observation, les plans sont d’une incroyable beauté. On se laisse ainsi facilement transporter dans l’espace en oubliant très vite le non-réalisme de certaines scènes, n’en rendant le film que plus poétique.

Sans gadgets, sans prétention, le réalisateur nous livre ainsi un long-métrage magistral et sublime, aux scènes d’action rares mais tenues, préférant se concentrer sur la psychologie de son personnage plus que sur ses aptitudes héroïques. Ad Astra nous parle ainsi de la solitude, de la non-nécessité de celle-ci, de la recherche constante d’un ailleurs, d’une autre forme de vie, alors que tout ce dont nous avons besoin est déjà là. Résolument optimiste malgré son appartenance au drame, Ad Astra est un très beau film qui nous emmène aux confins de l’espace pour mieux nous pousser à revenir sur Terre.

Au cinéma le 18 septembre prochain