Woody et sa bande sont de retour au cinéma le 26 juin.

Après le sublime Toy Story 3, le nouveau volet des aventures de Woody et sa bande de jouets était attendu au tournant. Heureusement, la team Pixar a souvent de très belles idées et ça se confirme avec Toy Story 4. De l’humour, de l’action, de l’émotion et de nouveaux personnages hilarants, la recette fonctionne (encore) à merveille.

Après le départ d’Andy, Woody a retrouvé un nouvel enfant, la petite Bonnie. Alors qu’elle s’apprête à faire sa rentrée à l’école, le cowboy l’accompagne et l’aide à confectionner un nouveau compagnon en plastique, Forky. Quand les parents décident de partir en vacances en camping car, c’est le début d’une aventure mouvementée pour tous les jouets qui découvrent un monde bien plus vaste qu’ils ne le pensaient.

Ce monde est l’occasion pour Andrew Stanton et l’équipe de scénaristes de nous présenter de nouveaux personnages qui viennent insuffler une autre dynamique à la saga. Le premier est l’atout majeur du film et c’est une fourchette en plastique. Parce qu’il se demande pourquoi il doit être un jouet, Forky est aussi drôle que touchant. De leur côté, les peluches Ducky et Bunny, gros lots d’un jeu de fête foraine, font le show tandis que la poupée Gabby Gabby sème la terreur avec ses sbires-marionnettes un peu flippants. On notera aussi le retour de la Bergère, qui a pris son indépendance et qui est devenue bien badass. On valide forcément !

Visuellement, Toy Story 4 est une excellente réussite. Les génies de Pixar n’ont pas lésiné sur les détails qui sont bluffants de réalisme. La mise en scène est souvent rythmée et propose de véritables scènes d’action, particulièrement dans le magasin d’antiquités, qui offre à lieu seul un huis clos rempli de jouets hauts en couleur (mention spéciale à Duke Caboom, le cascadeur canadien totalement déjanté). On rit donc beaucoup devant ce nouveau volet mais comme toujours, Pixar sait nous émouvoir avec une réflexion intelligente sur la difficulté de trouver une place dans ce monde et de réussir à accepter que les choses ne restent jamais comme elles sont.

Si l’on peut regretter la moindre importance de Buzz l’éclair, Rex et certains personnages emblématiques de la saga, on n’en reste pas moins très heureux de retrouver cette bande qui nous accompagne depuis 1995, année de sortie du premier volet de Toy Story. 24 ans après, Pixar nous permet de leur dire au revoir comme il se doit avec cette belle conclusion à voir dans les salles dès le 26 juin prochain.