Un film bouleversant à retrouver dans les salles le 4 septembre prochain.

Neuf ans après No et moi, Zabou Breitman est de retour derrière la caméra avec le long-métrage d’animation Les Hirondelles de Kaboul qu’elle co-réalise avec Eléa Gobbé-Mévellec. Adapté du roman de Yasmina Khadra, le film était présenté le 16 mai dans la section Un Certain Regard du Festival de Cannes et on vous dit pourquoi c’est une belle réussite.

Nous sommes à Kaboul en 1988. Les talibans sont au pouvoir, la charia a été mise en place, et les lieux autrefois pleins de vie ne sont plus que des ruines. Dans ce climat de terreur, Mohsen et Zunaira s’aiment et rêvent de s’enfuir pour être enfin libres. De son côté, Atiq, gardien de prison, se met à douter de tout alors que sa femme Mussarat est en train de mourir d’un cancer. Le tableau est sombre et n’est que le reflet d’une atroce réalité. Mais l’espoir essaye tant bien que mal de se frayer un chemin pour que l’humanité reprenne enfin ses droits.

Grâce à sa formidable animation aux allures de peinture animée, Les Hirondelles de Kaboul fait de ses personnages des êtres évanescents dont la vie se transforme petit à petit en chimère. Si les couleurs pastel essayent comme elles peuvent d’adoucir un quotidien tragique, le contraste en est encore plus saisissant.

Se révolter de l’intérieur pour redonner de l’espoir à la jeune génération ? Fuir le pays et tenter de trouver une vie meilleure loin de la barbarie ? Ces questionnements jalonnent le film tandis que les destins d’Atiq, Mussarat, Mohsen et Zunaira se croisent et finissent par se rencontrer dans une conclusion bouleversante. Doublé par un casting de choix – Simon Abkarian, Hiam Abbas, Swann Arlaud, Zita Hanrot -, Les Hirondelles de Kaboul est un film vibrant d’émotions que l’on vous conseille d’aller voir le 4 septembre prochain lors de sa sortie en salle.