Un film garanti 100% daim.

Le 72e Festival de Cannes a officiellement été déclaré ouvert par Javier Bardem et Charlotte Gainsbourg le 14 mai dernier. Alors que Jim Jarmusch ouvrait les festivités de la Sélection Officielle avec The Dead Don’t Die, du côté de la Quinzaine des Réalisateurs, c’est Quentin Dupieux qui se chargeait de lancer la compétition le 15 mai.

Le réalisateur français revient un peu moins d’un an après Au Poste et livre une nouvelle comédie bien barrée avec Le Daim, qui met en vedette Jean Dujardin et Adèle Haenel. Si le tout est un peu moins à la hauteur que les précédentes réalisations du cinéaste, son 7e long-métrage propose une bonne dose d’humour noir et un héros aussi ridicule que cinglé.

Georges dépense plus de 7000 euros pour acquérir le blouson en daim de ses rêves. Il s’installe ensuite dans un village reculé où il fait la connaissance de Denise, une serveuse qui se rêve monteuse. Georges prétend alors être réalisateur de film tandis que sa mission secrète consiste à éradiquer tous les manteaux du monde…

Pas de doute, avec ce synopsis, on est bien dans l’univers déjanté de Dupieux. L’humour est sombre et le propos toujours plus nihiliste et méta. Comme à son habitude, le cinéaste soigne également ses images avec une photographie dont il s’occupe personnellement pour un résultat visuellement impeccable.

Côté casting, Jean Dujardin incarne un héros pathétique, seul et qui sombre rapidement dans une folie meurtrière peu justifiée. Après sa performance dans I Feel Good, le comédien continue d’explorer la comédie absurde où il paraît définitivement très à l’aise. Adèle Haenel fait de même après avoir incarné une femme de flic ripoux dans En Liberté ! et on confirme que ce genre lui va très bien.

Le film sort dans les salles le 19 juin prochain, vous savez donc ce qu’il vous reste à faire.