Le chef-d’œuvre de Phoebe Waller-Bridge est de retour pour une ultime saison forcément géniale.

Alors qu’elle était occupée à créer, produire et écrire la brillante saison 1 de Killing Eve, Phoebe Waller-Bridge a du nous faire patienter près de 3 ans avant de dévoiler la saison 2 de sa série Fleabag, adaptée de son one-woman show qui portait le même nom.

Diffusé pour la première fois en juillet 2016, le show suivait les aventures de Fleabag, une trentenaire un peu paumée qui partageait sa vie entre son café, ses plans culs et sa famille un peu trop déséquilibrée. On la retrouve plus au moins dans la même situation dans une saison 2 absolument parfaite à découvrir dès le 17 mai sur Amazon.

Le génie de Fleabag réside d’abord et surtout dans les talents d’écriture de Phoebe Waller-Bridge. La saison 1 était un parfait mélange de comédie et de drame qui nous avait complètement bouleversés. La showrunneuse anglaise réitère son exploit avec ces 6 nouveaux épisodes dont vous ne sortirez certainement pas indemnes.

Au début de cette nouvelle saison, Phoebe Waller-Bridge nous offre un dîner familial aussi gênant qu’hilarant. Le père de Fleabag s’apprête à se marier tandis que sa sœur doit supporter un mari qu’elle n’aime plus. Pendant ce temps, Fleabag se la joue discrète jusqu’à ce que le prêtre (génial Andrew Scott) chargé d’officier au mariage de son père et de sa belle-mère lui adresse la parole. C’est le début d’une histoire qui n’a pas fini de nous surprendre. Exit les plans culs réguliers et les séances de masturbation devant les discours d’Obama, Fleabag doit gérer les sentiments de plus en plus forts qu’elle ressent pour cet homme inaccessible.

Au fil des épisodes, la relation qu’entretient les deux personnages se fait de plus en plus touchante et complexe. Les liens se resserrent aussi entre la jeune femme et sa sœur Claire, qui ne sont finalement pas si opposées que ça. On est également très heureux de retrouver Fiona Shaw (Carolyn dans Killing Eve) en psy qui se fiche pas mal de prendre des pincettes et d’accueillir Kristin Scott Thomas dans le rôle d’une lesbienne qu’on adore forcément.

© BBC

Tout cela permet à Phoebe Waller-Bridge de nous faire souvent éclater de rire mais aussi de nous terrasser avec des dialogues brillants dont elle seule a le secret. Mention spéciale à la scène du confessionnal dans l’épisode 4 et à tout l’épisode final qui atteint un degré de perfection totalement dingue.

Après tout, il fallait bien marquer le coup car cette saison 2 sera aussi l’ultime et dernière saison du show. Fleabag ne reviendra pas et c’est finalement tant mieux comme ça. Le personnage de Phoebe Waller-Bridge dit au revoir aux spectateurs à qui elle n’a cessé de s’adresser pendant 12 épisodes en cassant systématiquement le 4e mur.

Puisqu’elle réalise que personne ne peut vivre à sa place, il est temps pour Fleabag de continuer sa route en acceptant ses erreurs, ses failles et ses terreurs qui l’empêchaient d’avancer. Cette conclusion bouleversante n’est rien d’autre qu’un reflet de ce qu’est la vie avec ses renoncements, son absurdité, ses éclats de rire et ses déclarations crève-cœur le soir sur le banc d’un arrêt de bus. Adieu Fleabag et merci pour tout.


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