Dumbo sort le 27 mars dans les salles. Préparez les mouchoirs.

Après Miss Peregrine et les enfants particuliers, Tim Burton est de retour avec une version live action d’un classique d’animation des studios Disney, Dumbo. En s’emparant de cette histoire émouvante qui fait la part belle à la différence, le réalisateur revient – enfin – en très grande forme et livre un film aussi touchant que merveilleux.

Tim Burton était sûrement le mieux placé pour s’emparer de l’histoire du petit éléphant aux grandes oreilles. Lui qui a toujours mis en avant la beauté des freaks, des incompris, des personnages en marge de la société, il fait de Dumbo un véritable plaidoyer pour la tolérance. En allongeant la durée du film original – le Dumbo de 1941 ne durait qu’1h04 exactement – il y développe des problématiques qui n’étaient pas abordées dans le dessin animé, notamment celle des animaux sauvages dans les cirques.

Il fait aussi de Dumbo un éléphant si mignon qu’il vous sera impossible de ne pas craquer pour cette petite bête si attendrissante. Il se murmure même que vous pourriez pleurer toutes les larmes de votre corps lors des quelques scènes-clés qui nous avaient déjà traumatisées enfants. Visuellement, Dumbo a de vraies allure de conte et de fable où le merveilleux se mêle à la mélancolie et au tragique. La scène des bulles de savon est d’ailleurs l’une des plus réussies du film puisqu’elle évoque à elle seule le pouvoir immense de l’imagination.

Autour de Dumbo, un casting de choix se donne la réplique. Michael Keaton retrouve Tim Burton 26 ans après Batman : Le Défi tandis que les fidèles Eva Green et Danny DeVito sont encore au rendez-vous. Colin Farrell fait une entrée fracassante dans le cinéma du réalisateur puisqu’il excelle dans le rôle de Holt Farrier, ce cavalier au grand cœur.

Dumbo est donc une formidable réussite, touchante, visuellement superbe et porté par d’excellents interprètes. À votre tour de tomber sous le charme dès demain dans les salles.