Le nouveau film très attendu de M. Night Shyamalan sort le 16 janvier prochain sur les écrans et on vous dit pourquoi ça vaut le coup d’aller le voir.

Le réalisateur de Sixième Sens avait surpris pas mal de monde à la fin de Split avec un twist qui laissait fortement présager d’une suite. Cette suite, c’est Glass et c’est peu dire si elle est attendue par les fans du cinéaste et de l’un de ses plus grands films Incassable.

Si vous êtes à jour, vous savez déjà que Glass est autant une suite de Split que d’Incassable. Bruce Willis et Samuel L. Jackson reprennent leur rôle emblématique 19 ans après et James McAvoy est de retour avec ses multiples personnalités. M. Night Shyamalan clôture-t-il sa trilogie comme il se doit ? Malgré ses incohérences et son rythme imparfait, Glass a des qualités que l’on se devait de souligner, en témoignent ces 3 raisons de se rendre dans les salles le 16 janvier prochain.

Parce que la performance de James McAvoy est impressionnante

Il était déjà bluffant dans Split, le revoilà avec encore plus de personnalités et toujours plus de talent. James McAvoy incarne une dizaine de personnages avec une maîtrise qui force le respect.

Son jeu a été mis à rude épreuve puisque les lumières qui se trouvent dans la cellule de Kevin Wendell Crumb le font passer en un clin d’oeil de la rigueur de Patricia à la naïveté d’Hedwig en passant par la monstruosité de La Bête. Difficile de ne pas se perdre dans tout ça mais l’acteur y parvient avec brio et ne tombe pas dans le piège facile du surjeu. On applaudit !

Parce que la musique vous met bien dans l’ambiance

La bande originale d’Incassable, signée James Newton Howard, avait marqué à juste titre les spectateurs. M. Night Shyamalan a eu la bonne idée de demander au compositeur West Dylan Thordson – qui avait déjà travaillé avec lui pour Split – de reprendre les thèmes les plus célèbres du film et de les revisiter pour Glass.

Le résultat est un mélange de la musique de James Newton Howard, celle de Split et de compositions inédites de Thordson. Le soundtrack a donc le mérite d’être très efficace et de nous plonger immédiatement dans l’ambiance flippante et claustro de cet hôpital psychiatrique un peu trop aseptisé qui accueille des âmes bien sombres.

© Universal Pictures / Jessica Kourkounis

Parce que le propos du film est émouvant

Si Incassable est apprécié par autant de monde, c’est d’abord grâce à sa relecture du mythe des super-héros. Shyamalan poursuit sa réflexion entamée il y a 19 ans et va plus loin en questionnant fondamentalement l’identité de chaque personnage.

La psychiatre Ellie Staple (interprétée par Sarah Paulson) est chargée de traiter le trouble mental de Kevin Wendell Crumb, David Dunn et Mr. Glass qu’elle pense atteints d’un syndrome les poussant à s’imaginer être des super-héros sortis tout droit d’un « comic book ». Les protagonistes en viennent alors à douter de leur propre existence et de leurs habilités.

Même si Shyamalan affirme lui-même que Glass est plus un thriller inspiré du cinéma d’Hitchcock, on ne peut s’empêcher de voir son oeuvre comme une réponse à ces films de super-héros qui inondent les écrans hollywoodiens depuis de nombreuses années déjà. Le cinéaste arrive même à donner une tonalité qui échappe encore trop à Marvel et DC Comics, celle de l’émotion. Glass se veut en effet bien plus émouvant qu’il n’y paraît grâce à son propos, les relations de ses personnages et sa noirceur véritable.