Tout le monde connaît la célèbre héroïne au lasso de la vérité et aux bracelets pare-balles mais peu de gens connaissent son origine. My Wonder Women revient sur la naissance de Wonder Woman avec l’histoire méconnue de son créateur et de ses deux muses. Nous sommes dans les années 1930, William Marston est professeur de psychologie à Harvard. Sa femme Elizabeth travaille avec lui et mène des recherches pour perfectionner leur détecteur de mensonges. Le couple embauche une étudiante, Olive Byrne, pour l’assister dans son travail et entame une relation passionnelle avec elle.

Réalisé par Angela Robinson (à qui l’on doit le très fun D.E.B.S), le film alterne entre flashbacks et moments présents. Au début, on découvre le professeur Marston en 1945, qui fait face à la Child Study Association of America pour répondre aux accusations d’obscénité, de violence et de pornographie que subit son héroïne. Pour mieux comprendre de quoi il retourne, on repart ensuite quelques années en arrière, à la genèse de celle qui deviendra la super-héroïne la plus connue du monde entier.

Ce que l’on découvre est que Wonder Woman est avant tout née d’une histoire d’amour peu conventionnelle entre deux femmes et un homme. Une histoire très touchante et passionnelle qui fera fi du regard des autres, non sans difficulté. Diana, princesse des Amazones, tire donc son inspiration de deux muses que son créateur aimait par-dessus tout. Car William Marston – qui signait ses comics sous le pseudonyme de Charles Moulton – était un féministe convaincu qui voulait libérer le désir des femmes, le raconter sans aucun tabou dans une société encore trop frileuse et peu ouverte d’esprit.

La force de My Wonder Women réside dans ses trois personnages auxquels on s’attache immédiatement. Si certains passages auraient pu paraître un peu trop clichés, il n’est en rien. Le ménage à trois nous offre des moments sublimes, émouvants et sensuels, comme cette scène où Olive devient véritablement Wonder Woman après une séance de bondage qui reste très subtile. Le film a le mérite d’avoir un casting impeccable. C’est un plaisir de voir Rebecca Hall dans ce rôle qui lui va à merveille et dont les répliques sont souvent hilarantes. Quel dommage de ne pas la voir plus souvent à l’écran. L’alchimie entre elle, Luke Evans et la très talentueuse Bella Heathcote est indéniable. Un trio qui s’aime et que l’on aime assurément.

Plus qu’un film sur Wonder Woman, My Wonder Women est avant tout un film qui célèbre la liberté, celle d’aimer comme bon nous semble. Une très belle surprise que l’on vous invite à découvrir dès aujourd’hui au cinéma.

© Sony Pictures Releasing GmbH


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