Le temps était parfait, le lieu encore plus. Pour sa toute première édition La Magnifique Society a clairement réussi son pari fou et audacieux d’imaginer et construire en quatre mois un évènement au coeur du Parc de Champagne à Reims. Festival à taille humaine, programmation de qualité, ambiance festive et détendue, tous les ingrédients étaient là pour faire passer un moment suspendu aux spectateurs venus assister à la naissance de cette micro-société, le temps de quelques jours placés sous le signe de la bienveillance.

Des sourires, de beaux moments, on revient sur les 5 choses que vous avez loupé si vous n’étiez pas à La Magnifique Society ce week-end du 20 et 21 mai. Sympa, on vous fait un recap’ !

1.La programmation éclectique 

Pour une première édition, force est de constater que La Magnifique Society n’avait pas fait les choses à moitié niveau programmation. Air, Moderat, Vitalic, Camille, de très nombreux artistes ont défilé sous les yeux des spectateurs sur les scènes Cristal et Club et la Grande Scène. Offrant des découvertes surprenantes comme les canadiens Busty & The Bass ou encore Black Bones, le festival a également eu le droit à son lot de très beaux moments avec en tête le live exceptionnel des australiens de Parcels. Le bonheur communicatif du groupe et leur rythme langoureux ont envahi peu à peu l’esprit des festivaliers, dessinant alors de larges sourires sur tous les visages présents et enflammant le public sur un soleil couchant. Le lendemain, c’était au tour de Her de retourner le festival grâce à un show complètement fou. Accompagné d’excellents musiciens, le duo prouve encore et toujours qu’une grande carrière s’offre à eux !

2. Le cadre magnifique

Créer un festival c’est aussi lui choisir un cadre. Petites maisonnettes colorées, végétation à foison, forêt éclairée, voiture végétale, tout était réuni pour que le festivalier s’offre une parenthèse enchantée dans cette micro-société en plein coeur du Parc de Champagne. Le terrain légèrement valonné, les feuilles offrant des coins d’ombres, croyez nous il faisait bon vivre à La Magnifique Society. Et pour couronner de fleurs le tout, le festival avait mis en place La Petite Society, un lieu accueillant les spectateurs les plus audacieux pour des ateliers ludiques et créatifs ou simplement se poser dans un transat.

3.Le Tokyo Space Odd 

Le pays du soleil levant était à l’honneur pour cette première édition. En proposant un espace entièrement dédié à la culture inventive, exubérante et prolifique du Japon d’aujourd’hui, le festival s’est inspiré de Shibuya et Akihabara, deux quartiers de Tokyo où se croisent salles de jeux, bars particuliers et enseignes lumineuses. Ainsi, les festivaliers pouvaient profiter de nombreuses activités avec notamment la présence de jeux d’arcade, de toutes les générations de playstation ou d’ XBOX mais également de concerts et DJ Sets d’artistes japonais. En somme, une parenthèse légèrement nerd absolument addictive et parfaite pour combler l’entre-deux concerts.

La nourriture 

©Asso DarkRoom & Les Musicovores.

Pour ceux qui n’aimaient pas forcément le gaming , le festival avait aussi prévu de quoi se restaurer entre deux concerts. Du burger à la tarte sucrée en passant par le bagel, toutes les petites faims pouvaient être comblées. Mais on ne va pas vous mentir, notre coeur a totalement fondu pour un plat léger et délicat venu tout droit du Canada : La poutine de The Mother Road. Fait-maison, viandes cuisinées, pommes de terre locales, cette recette à base de frites, de fromages et de sauce est un véritable régal qu’on ne trouve que trop rarement dans les festivals.

Et bien que le plat ne soit pas en lui-même nécessairement des plus raffinés, il est bien connu qu’il faut parfois reprendre des forces pour pouvoir danser et chanter à tue-tête.

La bonne humeur ambiante

Si le beau temps a sûrement aidé à mettre du positif dans l’air, La Magnifique Society s’est avant tout démarquée pour son ambiance, son public de 7 à 77 ans et sa bonne humeur ambiante. Des bénévoles aux festivaliers en passant par les techniciens, les forces de l’ordre ou même les artistes, ce sont des sourires par centaine que nous avons croisé à cet évènement. Facile d’accès, bien organisé et surtout avec un nombre de festivaliers parfait, passer du temps à « La Magnifique » fut un véritable moment de détente, loin de l’agitation parisienne. Une parenthèse enchantée qui a eu lieu à 45 minutes de la capitale en train : on est déjà certains d’y retourner l’année prochaine puisqu’il y a de grandes chances qu’une seconde édition voit le jour !