Leon, 22 ans, s’installe à Los Angeles, après avoir quitté sa côte Est natale et son premier amour, Eva. Les quartiers résidentiels calmes et ensoleillés sont le décor parfait d’une vie oisive et opulente. Avec Alexis, étudiant excentrique d’origine chilienne, virées frénétiques et rencontres nocturnes s’enchaînent dans la mégalopole tentaculaire. 

Passionné de musique classique, venant tout juste de rompre, on fait la rencontre dès le début du film avec ce jeune homme fuyant son passé, débarquant à Los Angeles, ville pleine de promesses.

Mais très vite, ce paradis se trouve être légèrement retourné.

Inutile de chercher dans ce premier long-métrage indépendant, réalisé par Laurier Fourniau, de longs discours. Low Notes, loin d’être bavard, s’attache à faire ressentir au spectateur l’émotion de la ville, la vie qui s’en dégage tout comme la solitude de ses habitants. A l’image de ces derniers, Leon ne cesse d’enchaîner les conquêtes, se perdant peu à peu au coeur d’une vie futile et frivole.

© Low Notes

Oublier son passé (ou du moins tenter) jusqu’à ce que ce celui-ci le rattrape ou que ses démons prennent le dessus sur la raison. Jusqu’où peut-on se perdre ? Jusqu’où la fuite peut-elle nous plonger dans le paraître ? Tels sont les questionnements auxquels nous confronte  le réalisateur à travers les déambulations et les frasques de son personnage principal.

Muscles, filles, soirées, le personnage devient peu à peu un stéréotype adoptant l’attitude qu’il reprochait à son ex-copine… la raison originelle de son départ !

Réalisé de manière totalement indépendante, Low Notes, bien que parfois maladroit dans son rythme, n’en reste pas moins une oeuvre à découvrir et dont la lecture est d’une incroyable richesse. Tout en métaphore, en décor (le poster du film The Lost Boys), le propos tenu par le long-métrage résiderait presque plus dans ses détails qu’au premier plan. Nous offrant au passage, un très beau point final, à la fois poétique et délicat.

En bref, un tout premier film qui, même réalisé avec les moyens du bord, nous interroge et nous captive.


Retrouvez Low Notes au Cinéma Saint-André des Arts ce mardi 2 mai et mercredi 10 mai à 20h30 

Le film a été réalisé, écrit, monté et tourné par le jeune cinéaste français Laurier Fourniau