Ce début d’année voit apparaitre un véritable florilège de nouveaux lieux dans la capitale. Bouffée d’air frais pour cette ville en constante évolution, c’est au coeur du 11e arrondissement dans le quartier Popincourt que le T2 à ouvert ses portes aux curieux. Nouvel espace culturel dédié à la jeune création, c’est l’innovation grâce à l’expérimentation collaborative et la promotion de la création française émergente qui sont coeur du concept.

Lieu hybride, mêlant art et cantine, le T2 questionne le rapport de l’œuvre au spectateur ainsi que le rôle de l’espace culturel dans cette relation. Au regard d’une programmation thématique bi-annuelle, c’est un espace  de co-working ainsi que des évènements qui se tiendront tout au long de l’année qui mettront en lumière tout l’engagement du T2. Géré par le Collectif BLBC (Bright Lights Big Cities), qui regroupe une vingtaine d’étudiants et jeunes actifs bénévoles, le lieu est en recherche perpétuelle de nouvelles expériences culturelles aux frontières de multiples disciplines.

©Louis Granet

Ces passionnés proposent donc une symbiose créative autour de la gestion de projets artistiques et de la recherche en sciences sociales. Le collectif bouscule les limites de l’art, en offrant la ville comme source d’inspiration. Entre ruelles, clubs, et lieux vides d’expression, ils provoquent la rencontre et inventent de nouvelles manières de toucher ceux qui ont l’habitude de côtoyer l’art entre les murs des musées. Leurs recherches se basent ainsi davantage sur la réception des oeuvres plus que sur l’oeuvre en elle-même.

Plus qu’une galerie, BLBC propose un lieu libertaire voulu comme un espace de dialogue et de création, laissant aux artistes un champs des possibles sans contrainte. Conçu et pensé en deux saisons, le T2 invite différents artistes à créer et explorer leur art autour d’une thématique particulière. Et pour lancer comme il le fallait cette joyeuse dynamique, c’est autour de la fête que les artistes sont invités à s’exprimer.

Rien de tel qu’un thème aussi fédérateur pour mettre en avant le travail de deux jeunes photographes (Rebecca Topakian, aperçue au festival Circulation(s) 2017, et Charlotte Gonzalez). Et c’est l’exploration du corps pendant la fête qui met à nu la fatigue, l’épuisement, et la performance du corps qui danse et qui s’amuse.

Véritable lieu alternatif, on vous conseille d’y inviter votre pote récalcitrant à vous suivre habituellement dans les musées.

** Pour en savoir plus sur le T2 **