Jawbones est un groupe de rock kraut-psyché qui vient de sortir son premier disque High and Low et Low and High en Janvier 2017 (Label 8MM Musik). Le frontman Leonard Kaage a déjà joué avec The Blue Angel Lounge, Tess Parks, Anton Newcombe et Tracy Bryant entre autres. Le groupe est basé à Berlin et se compose  de membres français, suédois, américains et allemands. Ces musiciens incroyablement talentueux changent occasionnellement d’instruments en plein concert et produisent eux-mêmes leurs clips. Rencontre avec le groupe quelques heures avant leur concert à l’Espace B, organisé par l’asso Hidden Frequencies.

Présentez-vous. Qui joue quoi et d’où venez-vous ?

Leonard: Je joue de la guitare et je chante. Je suis de Suède.

Fabien: Je joue de la basse. Je viens de France.

Maryna: Je joue de l’orgue et du synthé. Je viens des Etats-Unis.

Fabian: Je joue de la batterie. Je viens d’Allemagne.

Nick: Je joue de la guitare. Je suis aussi de France.

Parlez-nous de la naissance de Jawbones. Comment vous êtes-vous réunis pour former ce projet?

Leonard: Nous nous sommes tous rencontrés il y a environ deux ans à Berlin. C’était mon idée de commencer un projet. J’avais joué de la batterie dans quelques groupes avant, mais je voulais commencer ce groupe pour être plus impliqué de manière créative et écrire mes propres chansons. J’ai commencé à faire des démos dans mon studio. J’ai rencontré Nick d’abord, nous avions un bassiste différent à ce moment-là. J’ai rencontré Fabien au 8MM bar, qui est aussi le label sur lequel nous avons sorti notre disque. Nous nous sommes tous rencontrés à ce bar. 

D’où vient le nom Jawbones?

Leonard: Oh tu sais, tu dois en choisir un, c’est dur (rires).

Fabien: Il y a ce groupe qui s’appelle The Band, qui est le groupe qui assurait les premières parties de Bob Dylan pendant un certain temps. Ils ont une chanson appelée Jawbone.

Leonard: C’est aussi un instrument de musique, comme quand on joue sur la mâchoire d’un âne, donc c’est cool.

Comment décririez-vous votre musique?

Leonard: Je dirais que nous jouons principalement du psych-rock, garage-rock, mais nous essayons de pousser plus loin. Nous avons beaucoup d’influences dans notre musique.

Jawbones vient de sortir son premier album concept, High and Low and Low and High. Dans quel contexte cet album a-t-il été créé ?

Leonard: Il a été réalisé comme un album concept complet. Nous avons enregistré l’album entier en deux jours, avec seulement des enregistrements en direct. Après avoir décidé que nous devions le développer davantage, nous avons enregistré quatre autres chansons.

Nick: Lorsqu’on a fini l’album  ça n’était pas aussi progressif et défini que nous le voulions, donc on s’est mis à  écrire plus de chansons qui correspondaient mieux  à notre idée originale. C’est comme ça que tout s’est passé, mais toutes les chansons ont été enregistrées en direct avec la même procédure, avec quelques overdubs en studio.

Leonard: Le label est basé à Berlin. 8MM est le bar où nous nous sommes rencontrés. Le bar existe depuis 14 ans et le label depuis 2006. Ils font jouer ce genre de musique que nous aimons et il n’y a pas beaucoup d’endroits à Berlin dans ce genre. Donc c’était naturel pour nous de sortir notre album avec eux.

Les chansons « High and Low  » et « Music for a Car Chase » sonnent un peu comme une bande-originale de film. Quel genre de scènes aviez-vous en tête?

Nick: C’est exactement l’idée !

Leonard: « Music for a Car Chase » est comme un drame français des années 60, avec une scène de poursuite avec la police, sous cocaïne.

Fabien: Mais drôle et léger.

Maryna: Une scène de poursuite après le vol d’un paquet de chewing-gum.

Nick: Je pensais à quelque chose de plus badass, comme si quelqu’un avait volé une voiture ou braqué une banque et que la personne s’en tirait.

Quelle est l’histoire derrière le clip pour « Rain » ? On dirait une mod 60’s qui danse bourrée dans sa chambre, tout en étant secrètement filmée.

Nick: C’est exactement ça ! Tu n’as même pas besoin de nous poser de questions (rires).

Maryna: C’est juste quelqu’un qui fait ce qu’elle fait quand elle est seule et devient folle.

Leonard: La chanson elle-même est accrocheuse mais assez sombre aussi, donc ça a bien fonctionné avec la vidéo. Nous faisons toutes nos vidéos nous-mêmes, sans budget. Maryna l’a filmée et je l’ai éditée avec iMovie. Le deuxième clip « Love Should Be  » a été filmé avec un meilleur appareil photo.

Vous souvenez-vous de votre premier concert?

Fabian: Avant, le groupe avait un autre batteur, qui était malade pour ce concert donc il ne pouvait pas jouer. La veille du concert, ils m’ont demandé de jouer de la batterie. Nous avons eu un peu plus d’une répétition ensemble. C’était pour un petit festival à Berlin qui s’appelle Fever Creek. Et ça s’est bien passé !

Quels groupes écoutez-vous dans le van?

Fabien: Beaucoup de Dungen, c’est un très bon groupe suédois. Vous devriez les écouter, ils sont incroyables !

Maryna: Nous avons beaucoup écouté Wand.

Qui sont vos groupes favoris berlinois?

Tout le monde: Suns of Time, Camera. Les groupes krautrock allemands classiques, NEU! Tangerine Dream, Can, Amon Düül.

Avez-vous d’autres projets ?

Fabien, Fabian et Nick: Perilymph.

Maryna: LeVent.

Leonard: Je travaille avec d’autres groupes, mais je ne fais pas partie d’un autre groupe. J’ai travaillé avec The Underground Youth sur leur dernier disque, Tracy Bryant… de nombreux projets différents.

What’s next pour Jawbones?

Leonard: Continuer à jouer des concerts et essayer d’enregistrer plus de morceaux, il n’y a pas de pression ou quoi que ce soit. Garder la créativité.

Maryna: Peut-être une tournée d’été et pas une tournée de janvier (rires). Nous sommes restés bloqués dans une tempête de neige pendant trois heures en Suisse.

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