Les filles, Basile Di Manski les aime. Qu’elles soient mères, cousines, copines ou fantasmes irréels imaginés à l’écoute de musique ou à la prise de hasch, il y a chez cet artiste une véritable fascination pour la gente féminine mais également le corps. A commencer par le sien, qu’il affiche sans hésiter nu sur fond rouge, des fleurs blanches comme couvre-sexe. Il n’était donc pas étonnant que son dernier clip Burning Morning soit un concentré de se(x)nsualité.

basile di manski

Signé chez Pain Surprise et dessiné par Basile di Manski lui-même et Alice de Barrau (à la réalisation également) le clip est une virée sexy dans une sorte de Miami fluorescent. À la sortie d’une boite qui porte le doux nom de la chanson, l’avatar de l’artiste se retrouve transporté dans la chaleur de l’aube où représentations phalliques ou vaginales et coïts dans les rues de la ville sont de mises. On retrouve le serpent, peut-être celui dont parle l’artiste lorsqu’il décrit l’arrêt de l’un de ses poumons l’ayant aidé à choisir entre le droit ou la musique… ou bien peut-être en est-ce un autre…

On s’embrasse, se caresse, à deux ou à trois, avec un homme ou une femme, jusqu’à ce que le matin se lève et fasse disparaître définitivement les joies passées du corps et de l’esprit. Un clip poétique, érotique et magnifique.