Písac, au cœur de la Vallée Sacrée

©Marie Zumstein

©Marie Zumstein

Písac était de loin mon lieu préféré de la Vallée Sacrée, et ce, même si visité après le grand Machu Picchu.

Le chemin pour se rendre sur les ruines part de derrière la petite église du village du même nom. Pas de répit, ça monte fort, il y a des centaines de marches interminables. Heureusement, la route est plus qu’exceptionnelle : en-dessous, on voit le petit village de Písac se rétrécir au fur et à mesure que l’on avance. On ne sait si l’on doit avoir une sensation de grandeur ou de petitesse au milieu de toutes ces montagnes. Le paysage est très sec et aride, ce qui le rend encore plus beau avec ses cactus de toutes parts.

Dès le début de la montée, on croise déjà sur la route des restes de ruines incas. Le sentier passe en effet par de nombreuses terrasses, immenses, anciennement destinées à l’agriculture, mais aussi par d’anciennes tours et bâtisses, permettant certainement la surveillance des alentours. Après environ une heure et demie de marche pour arriver au sommet, se dresse en contrebas un impressionnant site antique qui s’impose alors qu’on ne s’y attendait pas. C’est le secteur autrefois dédié aux Dieux.

pisac-2

©Marie Zumstein

Si on scrute davantage l’horizon, on distingue encore plus bas ce qu’il reste de l’ancien village, et au loin encore des terrasses de cultures. On voit ici que chaque aspect de la vie était bien délimiter : la religion, le travail avec l’agriculture des terrasses, et la vie privée se retrouvent dans des endroits bien distincts.

1 2 3 4 5