Pour tous les fans d’indie pop, nous vous présentons : Elephant Stone. Venu tout droit de Montréal pour promouvoir leur quatrième album Ship of fools (Burger records) nous avons rencontré le frontman Rishi Dhir pour parler du groupe et des nuances philosophiques de cette dernière sortie.

Bienvenue à Paris ! Comment se passe votre tournée ?

Merci ! On venait juste d’arriver en ville quand on est tombé sur une bagarre démentielle entre deux gars qui se battaient en se brisant des bouteilles l’un sur l’autre. J’étais déjà venu à Paris, on y avait joué à l’Espace B, à l’International et on a ouvert pour The Black Angels au Trianon il y a quelques années. Ça a toujours été génial mais la l’arrivée  était vraiment intense.

Raconte-nous l’histoire d’Elephant Stone.

J’étais dans un groupe local de Montréal pendant 10 ans et on a beaucoup tourné. On avait un certain succès mais rien d’extraordinaire. Puis j’ai quitté le groupe et lancé Elephant Stone il y a 8 ans. Ça devait être initialement un projet de sitar, électronique, garage, instrumental… mais j’ai commencé à écrire des chansons. On a sorti notre premier album en 2009 et il a été nominé pour le prix Polaris. Ensuite, on a enregistré le deuxième album mais j’ai rejoint le groupe The Black Angels et j’ai tourné avec eux pendant un an, ce qu’on a continué à faire avec le groupe lorsque notre deuxième album est sorti. Le troisième album est sorti en 2013. En 2015 on a sorti un album de remixes avec quelques amis (Alex des The Black Angels, Anton de BJM, Tom de The Horrors, Pete des Dandy Warhols). Enfin, notre quatrième album est sorti en novembre 2016.

D’où vient le nom Elephant Stone ?

J’avais une statue d’éléphant en pierre de Ganesh, le dieu hindou du renouveau et de la prospérité. Je trouvais ce symbole puissant, et je suis aussi fan des Stones Roses.

Vous avez récemment sorti un album intitulé Ship of Fools. Pourquoi avoir choisi ce titre ?

J’avais lu une histoire à propos de Neutral Milk Hotel et de leur album In the Aeroplane Over the Sea. Apparemment pendant l’écriture des chansons, il regardait une image d’Anne Frank et essayait d’en tirer des histoires et de l’inspiration. J’ai pensé que, peut-être, je pourrais essayer de trouver un tableau pour en faire ressortir quelque chose. Un bon ami à moi, Daniel Barkley est un peintre fantastique. Il a peint une toile intitulée Ship of Fools, inspiré par Bosch. Elle évoque le fait que nous sommes tous sur le même bateau que personne ne guide, bien que tout le monde pense savoir où le navire va. L’embarcation tourne en rond, tu n’arrives jamais où tu veux aller. J’ai trouvé ça cohérent avec beaucoup de mes textes. Le titre est venu en premier et les chansons ont suivi. Toutes mes chansons sont des critiques de la société : « Manipulator » parle de ceux qui sont au pouvoir, quant à « Where I’m going   » le titre parle de lui-même… Il y a vraiment un thème récurrent sur cet album.

En quoi cet album marque-il une évolution ? En quoi diffère-t-il des autres ?

Chacun de nos albums a marqué une évolution de notre son. La sonorité du groupe reste intacte mais ma connaissance d’autres instruments s’est élargie. J’ai grandi avec Bollywood, le grunge, le shoegaze et ABBA, donc en assemblant tout ça tu obtiens à peu près ce que l’on fait. L’album de remixes a rassemblé tous mes amis qui ont réinterprété mes chansons avec des approches totalement nouvelles. Avec Ship of Fools je voulais quelque chose de plus hifi et groovy. Cet album se repose plus sur les claviers que les précédents.

Ship of Fools sonne très pop. Quelles sont tes principales influences ?

J’ai grandi avec les Beatles. J’aime Elliott Smith, Air, the Chemical Brothers… plein de choses.

Comment décrirais-tu votre musique à ceux qui ne connaissent pas Elephant Stone ?

Je pense que les gens parle souvent du sitar. Je joue de cet instrument depuis 16 ans. On est clairement un groupe de pop rock psychédélique.

D’autres projets ?

J’ai un autre projet que j’ai commencé avec les gars de l’album de remixes. Alex (The Black Angels), Tom (The Horrors), mon ami John Mark (The Late Cord) et moi. Je suis ami avec eux depuis des années. Un jour, je leur ai envoyé un mail disant « et si on enregistrait un album ensemble ?» On travaille dessus depuis quelques années, l’album devrait sortir d’ici un an ou deux.

As-tu un coup de cœur à nous recommander à Montréal ?

The Besnard lakes est un super groupe, ils sont là depuis un moment.

Le meilleur et le pire de Montréal ?

Le meilleur c’est que c’est beau, le pire c’est que c’est l’hiver.

Des projets pour l’avenir ?

On revient en Europe cet été pour des festivals !

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