Pas nécessairement des inconditionnels de la série 24h, les premières images de Designated Survivor porté par un Kiefer Sutherland vieillissant ne nous avaient pas vraiment emballés. Pourtant, la lecture du synopsis ainsi que la participation de Netflix dans sa diffusion (en France et en Belgique ) a fini par avoir raison de nous et c’est avec joie qu’on a pu vérifier une nouvelle fois que les apparences sont parfois trompeuses. Neuf épisodes plus tard, on avoue être déjà un peu accro.

affiche dessinante survivor

Lors du traditionnel discours sur l’état de l’Union, tous les membres politiques des Etats-Unis, y compris le Président meurt dans un attentat spectaculaire frappant le Capitole. Le « survivant désigné », un homme politique placé en sureté, se voit alors devenir président. Ainsi, Tom Kirkman (K. Sutherland), simple secrétaire au Logement et au Développement Urbain se retrouve à la tête du gouvernement américain, ou du moins ce qu’il en reste. Dans un pays en guerre, troublé, un homme normal doit alors devenir le chef d’état le plus puissant du monde. Personne ne l’a choisi, y compris lui et pourtant il doit faire face à des problématiques décisives quant à l’avenir de son pays.

©ABC/Ben Mark Holzberg

©ABC/Ben Mark Holzberg

Voici ce que nous raconte Designated Survivor. Si l’on pouvait craindre  un trop plein de patriotisme et  la redondance de l’image d’une Amérique parfaite toujours en proie aux méchants étrangers, au fur et à mesure des épisodes, la série devient plus complexe ainsi que les enjeux qu’elles soulèvent. En effet, si on retrouve les grands thèmes de la série d’action tels que le complot, les jeux politiques ou encore l’enquête, certains aspects de ce nouveau show de la chaîne ABC mettent le doigt sur des problématiques actuelles : comment peut-on réellement empêcher le terrorisme ou  gouverner sans avoir été élu ? Si toute la politique était à refaire, que ferions-nous ? Par le prisme d’un personnage principal foncièrement honnête, qui effectue un job qui lui demande de ne pas l’être, la série tire alors son épingle du jeu.

Moins politique et brillante qu’House of Cards, moins sentimentale que Scandal, cette nouvelle plongée au coeur de la Maison Blanche a pourtant d’énormes qualités qui se révèlent tout le long des premiers épisodes, jouant avec plaisir sur les nerfs du spectateurs, offrant une enquête où les rebondissements vont crescendo et qui permet de s’éloigner de l’habituelle image du terrorisme.

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La série est disponible sur Netflix

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