Le 4 janvier prochain, KMBO vous plonge au coeur de l’Inde d’aujourd’hui, avec le premier long métrage touchant et éblouissant de la réalisatrice Ashwiny Iyer Tiwari. Dans un pays où 38% des jeunes filles abandonnent l’école avant le secondaire Chanda, Une mère indienne se veut comme un conte qui donne à réfléchir afin de pousser les enfants à poursuivre leurs études et espérer un avenir meilleur.

Derrière le Taj Mahal, dans des habitations vétustes, le film revient sur l’histoire d’une mère qui engage un combat surprenant aux côtés de sa fille. Chanda rêve de voir son enfant réussir et s’élever grâce aux études. Femme de ménage, elle se retrouve rapidement confronté à sa fille Appu qui ne nourrit aucun rêve et qui souhaite à son tour exercer le même métier qu’elle. Sur fond de reproduction sociale, c’est un récit sensible et organique autour d’une relation pleine de sentiment entre une mère et sa fille. Dans un pays en pleine évolution sociale et économique, les inégalités idéologiques persistent pourtant entre les différentes strates de la société. Ashwiny met donc en lumière le parcours d’un personnage modeste qui se bat pour améliorer sa condition sociale afin de ne jamais dire « jamais ». Pour réaliser ce rêve qui l’habite, Chanda prend la décision surprenante de retourner à l’école dans la classe de sa fille, pour la convaincre de poursuivre ses études.

Chanda une mère indienne 4

Véritable moment de bonheur, le film nous plonge au coeur de ce lien qui uni les parents aux enfants. D’un amour inconditionnel aux rêves de les voir réussir. Parsemé de fragments de sa propre histoire, la réalisatrice, issue de la classe ouvrière conservatrice qui s’est battue pour l’accès aux cours d’arts visuels, nous livre un film touchant qui nous émeut par sa générosité et son authenticité.