Vous faire livrer de bonnes et saines recettes de cuisine, accompagnées de tous les ingrédients nécessaires à leur élaboration et cela chaque semaine, c’est le concept de Foodette,  une société créée en 2013.

On s’est donc intéressé de plus près à cette startup dont le bien manger est au coeur de l’activité, rencontre avec son fondateur Olivier Tangopoulos.

soba_ingredients_foodette_bandeau_bd_ok

Parle nous un peu de la naissance de Foodette.

A la base, je viens du marketing et de la communication, j’ai aussi bien travaillé chez l’annonceur qu’en agence media et web. Je me sentais très bien dans ce travail et un jour je suis parti faire un long voyage de quatre mois en Amérique du Sud pendant lequel j’ai énormément marché et fait de longs trajets en bus. Ça m’a laissé beaucoup de temps pour réfléchir et ça m’a permis de comprendre que ce que je voulais réellement c’était monter ma propre boite. C’était comme une révélation. Seulement lorsque je suis rentré en France, je n’avais pas forcément d’idées, ni d’argent donc j’ai repris un travail.  C’est deux ans plus tard que l’envie m’est revenue, donc je me suis mis à y réfléchir plus sérieusement. J’avais envie de mêler mes passions à mon travail et j’ai toujours adoré la bonne bouffe. Je me suis rendu compte qu’il était souvent difficile de trouver de bons aliments et que varier les plats dans la vie de tous les jours n’était pas évident non plus. Je me suis alors dit que cela serait bien si les gens recevaient de bons ingrédients, justement dosés, directement chez eux avec quelques bonnes recettes. C’est comme ça qu’est née l’idée de Foodette.

foodette_box_retouch_bd

Qu’est ce qui t’a motivé à te lancer ?

En agence je gagnais correctement ma vie et j’avais réussi à mettre un peu de côté ce qui m’a permis de prendre le risque financier, ce que je ne pouvais pas faire avant. Et puis on a beau toujours chercher le meilleur moment possible, il arrive un temps où si l’on veut faire des choses il faut sauter et se lancer !

Ça t’a effrayé de faire ça tout seul?

Bien sûr ça fait toujours un peu peur de se lancer, mais ça n’en reste pas moins excitant. Mais on m’avait donné comme conseil de ne surtout pas rester seul, donc très vite je me suis mis en tête de chercher un associé et j’ai réussi.  Quelques mois après avoir quitté mon job j’ai rencontré quelqu’un qui était en train de travailler sur la même idée que moi et qui avait déjà lancé une première ébauche d’un panier-recette chez un commerçant dans le 9ème arrondissement. J’ai été son premier client et très vite on s’est bien entendu donc on a décidé de s’associer ! Pendant un an on a construit le projet ensemble et malheureusement il a du quitter l’aventure pour des raisons personnelles. Mais être deux nous avait permis d’avancer vite, on avait pu tester notre idée, rentrer dans un accélérateur de startups et surtout rencontrer nos premiers business angels et lever 100 000€ à l’été 2013.

La levée de fonds a tout changé ?

Oui et non. Ça a bien entendu permis de donner un élan supplémentaire à la société mais je me suis retrouvé de nouveau seul après ça, donc il a fallu que je trouve une équipe, on a eu des moments difficiles, financièrement on était presque dans le rouge, jusqu’à ce qu’on comprenne que notre offre devait évoluer. Au départ on était sur des paniers pour des occasions précises et on a réalisé que le vrai besoin des gens se trouvait dans le quotidien, on a donc fait évoluer notre offre en ce qu’elle est aujourd’hui. C’est réellement ça qui a tout changé !  En quelques semaines la croissance naturelle est arrivée, la fidélité aussi et tout était lancé, à tel point qu’en juin 2016,  on a fait une nouvelle levée de fonds de 270 000€, qui nous a cette fois-ci vraiment permis de valider complètement le business model.

pastedgraphic-2

Pour toi, qu’est ce qui te fait le plus plaisir dans le fait d’avoir monté ton entreprise ?

La satisfaction et le retour des clients. C’est ça qui me donne de l’énergie. Lorsqu’un client nous envoie un mail en nous disant que Foodette lui fait du bien et que cela lui change la vie, c’est un énorme bonheur. Encore plus lorsqu’on me dit « vous m’avez sauvé de la tartine quotidienne de St Môret »  (rires).

A ton avis, pourquoi les gens ont tendance à mal manger ?

Parce que c’est un parcours du combattant. Même quand les gens veulent cuisiner, ils se retrouvent au supermarché sauf qu’ils n’ont pas d’idées ou vont se diriger vers les mêmes aliments par habitude. Une fois chez eux, en plus d’avoir acheté en trop grande quantité, car vendu en trop grande quantité, ils n’ont pas forcément les outils pour suivre les recettes. Les courses, trouver de bons produits, avoir les idées, éviter le gaspillage, tout ça peut s’avérer être un véritable calvaire pour certains. Donc ils préfèrent se tourner vers les plats déjà préparés, ou passer chercher un truc vite fait dans un fast-food. C’est pour ça qu’on pense que Foodette est la ligne droite vers le bien manger. On évite toutes les corvées, on va dégoter de super produits et sans jamais gaspiller. Ça évite la résignation, qui est la cause principale de la malbouffe. Je suis convaincu que les gens qui mettent un plat tout fait dans un micro-ondes sont simplement en train d’appeler à l’aide ! (rires)

pastedgraphic-4

Je m’en souviendrai la prochaine fois que j’utilise mon micro-ondes ! Vous testez toutes les recettes que vous proposez ?

Oui, toutes sans exception. Si on a un doute sur une recette on ne l’a propose pas . On a besoin de savoir si ça n’est pas trop compliqué à cuisiner, si les produits sont bons et surtout si on trouve  que la recette vaut vraiment le coup niveau goût ! Et puis on s’attache aussi à surveiller la diversité de nos plats. On veut qu’avec Foodette, sur une année, les gens ne mangent jamais la même chose. Certains ingrédients peuvent être les mêmes mais la manière de les cuisiner et de les marier avec d’autres aliments seront différentes.

Comment trouvez-vous ces recettes ?

On ne veut pas être de la cuisine gastronomique, on ne veut pas que ça soit complexe. Alors on fait de la veille, que ça soit sur les blogs ou dans les livres de cuisine et on s’appuie également très souvent sur des autodidactes, avec qui on échange et travaille sur les recettes.

D’où proviennent vos produits ?

Pour les fruits et légumes, on les achète principalement au Carreau des Producteurs à Rungis. Ce sont des petits producteurs de l’Ile de France et des départements voisins. On n’en change pas car on connait la qualité de leur produit et on a instauré une véritable relation de confiance avec eux. Après sur des produits comme le melon, on va aller chercher des producteurs du Sud de la France et parfois à l’étranger comme pour l’avocat. Mais on surveille toujours de très près la qualité de nos produits. Sur les viandes, ce n’est que de la viande française, labellisée de préférence et le poisson est débarqué lundi du bateau et arrive le mardi dans le frigo de nos clients !

pastedgraphic-3

C’était une condition primordiale pour toi d’avoir un projet qui ait du sens à tes yeux?

Oui je n’aurai jamais pu monter un truc en lequel je ne crois pas profondément. Je sais que certains entrepreneurs créent des entreprises, puis une fois qu’elles marchent les revendent, puis en ouvrent d’autres. Je n’y arriverai pas ! J’ai besoin d’avoir foi en mon projet et de ne pas faire ça avec pour seul but l’argent.

Penses-tu qu’il y ait une part de chance nécessaire dans l’aventure entrepreneriale ?

Je crois beaucoup en la sérendipité. Pour moi la chance doit être provoquée en se mettant dans les meilleures conditions possibles pour qu’elle apparaisse. Si tu restes assis chez toi à attendre que les choses arrivent, rien ne se passera, c’est un fait et encore plus lorsque tu montes ton entreprise. Cela demande du temps, de la patience, beaucoup d’énergie et également de partir faire des rencontres. Je le répète mais seul, on ne peut rien faire et à la fin on s’épuise !  Alors il faut aller de l’avant et après tout la chance sourit aux audacieux.

[hr gap= »30″]

Retrouvez notre test du panier Foodette juste ici et commander des maintenant votre panier sur leur site internet .

[hr gap= »30″]