Le groupe cosmique signé chez Pan European Recording a une ambition bien affichée : faire danser. Et son clip psychédélique et non moins galactique glisse sans équivoque le but précis de cette danse : le rapprochement orgiaque des corps.

Fond étoilé, costumes tirés à quatre épingles et les corps qui disparaissent, gant d’or et laser multicolore des années 80 : le décor est planté et la musique ultra-disco ne prête pas beaucoup plus à interprétation, Calypsodelia veut donner des fourmis à vos (entre)jambes.

Réalisée par Izzy Lindqwiste her self, chanteuse au synthé psychédélique et aux cheveux interminables, la vidéo pulse au rythme de symboles érotiques affichés : explosion d’un goulot de champagne, caresses sur les seins d’une statue, bouches spatiales ou quelques bananes gonflables viennent illustrer les exclamations d’extases de la diva suédoise et l’incitation lancinante à répétition par-dessus le riff funky de la guitare : « do it, do it… ». A croire que le qualificatif « nasty » s’étend un peu plus au-dessus de la cheville.

La fièvre soutenue par un rythme endiablé doublé de percussion monte sans discontinuité, même lors d’un passage « plus acide » ou flower-power, peu de temps après l’absorption par les trois musiciens (= quatre moins le bassiste fantôme) de space-cookies.

A voir jusqu’à la fin avant de s’en aller danser, ou plus si affinité, ne serait-ce que pour le numéro 69…