Une vidéo colorée et un titre lascif pour des soirées d’été placées sous le signe de la luxure.

Loukoko qui nous avait déjà charmé avec les vidéos de « Down » et de « Fire » revient avec la même recette magique pour « Young Lust », titre éponyme de son deuxième EP sorti en mars dernier : basses ascensionnelles, beat électro pop minimaliste, synthé caressant et voix envoutante.

Les premiers ingrédients prennent au ventre, et le morceau épidermique s’illustre par les forces vives qui se débattent dans l’obscurité, comme les désirs qui papillonnent sous l’enveloppe charnelle.

La danse nue sous la direction d’Anne-Claire Jaulin calque parfaitement les sensations chantées, zones érogènes et peau quadrillée façon body-painting de couleurs primaires à la Piet Mondrian. Si l’on pense à un Arlequin triste, muet, recroquevillé dans le noir, le corps coloré de la danseuse semble imiter à la fois les parades amoureuses primaires ainsi que les signes de toxicité du règne animal.

Deux allégories tissées pour exprimer les pulsions ardentes et refoulées de la jeunesse, une manière de soulever ce qu’il se passe en coulisse dans la chaleur d’un ventre qui brûle de l’intérieur.