Sur la compilation Bekolympics, Rémi Parson s’intéresse à un sport qu’il affectionne particulièrement : le basketball. Un terrain de jeu où il drible des métaphores chantées façon Alain Chamford sous fond de cold-wave à la Motorama : un thé glacé à la mi-temps.

Plutôt discret mais actif, à la poésie immédiate et efficace, on avait découvert Rémi Parson sur le troisième volume de La Souterraine et l’on est resté attaché à son univers qui ravive une synth-pop colorée dans une pure réminiscence des années 80 en France.

Avec « Basketball », titre inédit après son premier album « Précipitations » paru début 2015 chez Objet Disque, cet originaire de Montauban, au récent EP du même nom, vivant à Londres fait de nouveau la preuve de l’élégance de ses gestes musicaux et hybrides (synth-pop française et cold-wave anglo-saxonne) avec un clip signé Flying Saucers, studio de designeurs et vidéastes.

Basketball Flying Saucers

Aux premières images colorées et géométriques du vestiaire qui pourraient rendre jaloux Wes Anderson, on retrouve ce temps en apesanteur qui caractérise les avant matchs.

A l’entrainement pendant toute la vidéo avec Mohamed Lamouri tapant un ballon-fantôme, tout se concentre sur le geste, et le geste sur l’objectif : l’allégorie du panier, mettre la barre haute et s’entrainer à l’atteindre, clin d’œil à la création et la répétition chez le musicien. On retrouve le même rock froid et pourtant lumineux, le même éloge du corps en mouvement dans le clip « Adelaïde » de Requin Chagrin avec le gymnaste rythmique Peterson Ceus. Simulation et entrainement, stimulation et enchantement parfaits pour un début de Jeux Olympiques.