Dernier jour de Solidays (et de chaleur apparemment) en ce dimanche 26 juin. Les deux premiers jours ont été rythmés et intenses et la programmation plus légère du dimanche s’adapte parfaitement l’état de nos jambes. 

Quoi que.

Sur la scène Paris, dès 14h, nous voilà emporté par Biga*Ranx et son reggae hybride qui fait immédiatement danser les festivaliers. Il est 15h, le soleil tape et c’est toute la fatigue de la vieille qui disparait au rythme d’ « Anthem », « Paris is a bitch » ou « Sexy », comme une shot pur de good vibes et d’énergie. 


Et de l’énergie il nous en faut lorsqu’on se retrouve devant General Elektriks, le projet musical porté par Hervé Salters, surexcité, sautant dans tous les sens et rythmant la scène Bagatelle avec des sonorités aussi bien électro, groove que rock, rappelant un peu la mixité musicale d’un Jamiroquaï. On assiste pour la première fois au live  et par la même occasion on fait la connaissance des musiciens dont un certain Jessie Chaton, alternant guitare et synthé dans un look totalement rétro et une attitude digne d’une diva. Assis lorsqu’il n’a pas à jouer, se redonnant un coup de peigne à chaque fin de chanson et exerçant des mouvements de jambes et de bassins difficilement reproductibles, on est sous le charme du personnage complètement loufoque qui est sur scène.

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S’ensuit par la suite, notre quotidienne : pause chill musique et soleil avec Ibrahim Maalouf, qui se charge de nous bercer le temps d’une halte sur la pelouse de l’Hippodrome de Longchamps face à l’immense bar Bodega qui pourrait presque faire de l’ombre à la scène César Circus . Et si certains sirotent quelques bières, on préfèrent se tourner vers la nourriture avec un très léger sandwich au jambon chaud, marinés dans de la moutarde à l’ancienne et de la crème. Produit du terroir français , loin des standards healthy on vous l’accorde.  Mais on se rattrape en prenant un Iced Tea bio à la guinguette d’à côté afin de nourrir notre conscience plus que notre estomac.

Et la pause était nécessaire car il fallait être bien accroché pour la suite, lorsque le sol du festival s’est mis à trembler avec l’arrivée des mythiques Cypress Hill. Attirant une foule incroyable de festivaliers, le groupe qui s’était fait rare ces dernières années entraine tout sur leur passage, électrisant le public et sans aucune provocation, allumant un joint sur scène augmentant d’ un niveau supplémentaire l’hystérie collective. Tous les titres phares y passent et c’est un concert complètement survoltés que nous offre le groupe aux multiples disques de platine. On vous laisse imaginer l’ambiance lors du passage de « Jump Around» .

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©COCY

On a donc eu besoin d’un peu de douceur par la suite et c’est sans surprise qu’on a pu se réfugier dans l’électro voyageuse de Petit Biscuit sous le chapiteau du César Circus, où le jeune prodige de 16 ans à montrer qu’il était plus qu’à la hauteur. Enivrant, précis, une parenthèse musicale parfaite pour finir en beauté cette édition 2016 du Festival Solidays.

Alors à l’année prochaine.