Une belle programmation nous attendait en ce samedi. Et chaque artiste a tenu ses promesses. On a pris une vague de joie et d’amour grâce à la vibe positive qu’a amené avec lui le « rappeur de l’amour », Oxmo Puccino. Le duo The Shoes et leurs musiciens, ont clairement fait trembler les murs de la scène Dome, tandis que Selah Sue nous a fait vibrer sur un « This is world » devant le couché de soleil, magique. Mais si tout cela s’est déroulé dans la soirée, on a préféré aujourd’hui axer notre report de ce samedi sur l’émotion et le fer de lance du Festival Solidays: la solidarité. 

Cap sur notre deuxième journée. 

En prévision d’une belle soirée, on profite de l’après-midi pour découvrir les animations non-musicales qu’offre le festival, à commencer par l’exposition coquine « Sex in the City » qui part à la découverte des différents aspects de la sexualité et des moyens de protection. Jamais moralisatrice, mais jouant sur le côté ludique pour faire passer son message, l’exposition conçue par les équipes de Solidarité Sida permet d’en apprendre plus sur le sexe, que ce soit le sien ou celui des autres, saupoudré d’un peu de savoir-inutile. On a d’ailleurs appris que le Masturbathon, dont on vous laisse deviner la pratique,  était une compétition organisée à San Francisco dont le record est détenu par un certain Masano Sato avec 9h58 de masturbation au compteur. On vous met tout de même au défi de faire mieux !

Après ce passage enrichissant et instructif, on décide d’aller faire un tour au Village Solidarité, dans lequel y règne une atmosphère géniale, où chaque organisation en côtoie une autre. Si la  présence de toutes ces d’associations démontre que le monde a encore beaucoup à évoluer, il n’en reste pas moins particulièrement inspirant de voir tous ces bénévoles se battre pour des valeurs positives d’égalité, de tolérance et de liberté. Clowns Sans Frontières, Amnesty International France, Les enfants du canal, Le Refuge, la Croix Rouge, tous sont présents et portent haut leurs valeurs. Certains jouent même le jeu de la sensibilisation-ludique, avec  une mention spéciale pour ce chamboule-tout des préjugés, organisé par Le Défenseur des Droits où des phrases telles que « Les musulmans sont tous des terroristes » ou encore « Les chinois ne s’intègrent pas » peuvent recevoir un bon coup de balle en mousse ! On a tenté mais le lancer n’étant pas notre fort, on a  carrément manqué notre cible et la pyramide n’a pas bougé d’un poil. « C’est normal que vous n’y arriviez pas à tous les coups, les préjugés ont la dent dure ! », a joliment métaphorisé notre échec l’un des bénévoles.

DSCF2660

Mais l’heure tourne et nous voilà partis en direction de la scène Paris, où un show un peu particulier s’apprête à commencer : La Cérémonie contre l’Oubli. Commémoration annuelle, celle-ci rend hommage aux disparus, à ceux qui n’ont plus la chance de pouvoir profiter de ce festival car emportés par la maladie qu’est le Sida. Représentée notamment par Les Soeurs de la Perpétuelle Indulgence, le public, les associations et certaines personnalités ont ainsi rendu hommage pendant une demie-heure à tous aussi bien les hommes, les femmes, les trans, les hétérosexuels, les homosexuels que les prostituées ou encore les toxicos, aujourd’hui décédés, rappelant que la maladie touche encore aujourd’hui de trop nombreuses personnes.

On se rend finalement compte que si Solidays plait toujours autant chaque année, c’est que le festival a su au fil du temps construire une relation affective avec son public par une dimension et un propos fondés sur l’humain. Et qu’il reste un festival qui  continue et continuera, on l’espère, à  mettre la solidarité et la prévention au centre de son évènement.

Affaire à suivre.