On se retrouve au Point Éphémère, en ce dernier jour du Garbage Days Festival organisé par Dead Boy, pour poser nos questions aux membres de La Secte du Futur. A l’extérieur de la salle, en face du canal, entre des coups de klaxons et des blagues incessantes, La Secte du Futur nous donne l’impression d’être un groupe désinvolte, autoproclamé « laser pop. » Curieux, voici notre rencontre.  

On vous a vu jouer à l’Olympic Café il y a un mois, c’était un bon concert pour vous ?

Oui ça allait sauf à la fin lorsque Maxime a fait tomber sa basse et qu’il a tout désaccordé, mais sinon c’était cool ! C’était le dernier concert avec ce line-up et avec Paul, qui est le batteur normalement. Mais le groupe ne s’arrête pas, pas encore !

Parlez-nous de La Secte du Futur et de l’évolution du groupe jusqu’ici ?

On a commencé le groupe en 2011 avec Pierre (guitare/chant), Paul (batteur) et Axel (guitare). Je pense qu’on a changé de line-up au moins 12 fois depuis 2011 (rires). Il y a même eu des potes du Minnesota qui ont joué dans la Secte. On a sorti un premier album en 2012, un deuxième en 2014 avec Eighteen Records. Là il y a le 45 tours qui arrive sur un label toulousain qui s’appelle Slice of Wax, et on est en train d’enregistrer un troisième album qui va sortir en fin d’année.

D’où vient le nom du groupe ?

Ça ne veut pas dire grand-chose (rires). On a trouvé ça il y a 5 ans avec Paul, on aimait bien le délire autour de la secte, les trucs futuristes, la science fiction… du coup on a trouvé ça malin. Ça décrit assez bien le groupe, les mélodies, après c’est presque impossible à prononcer pour les gens qui parlent anglais.

Comment décrivez-vous votre musique pour ceux qui ne vous ont jamais entendu ou jamais vu jouer ?

C’est de la laser pop. C’est un « genre » que j’avais remarqué dans iTunes, c’est une sorte de pop du futur.

Comment vous connaissez vous ?

Tout le monde se retrouvait dans les mêmes endroits, notamment à la Cantine de Belleville pour regarder des concerts. Après le batteur qui joue avec nous ce soir joue aussi dans Queztal Snakes, il a rencontré Pierre en faisant un concert avec lui. Ils sont tombés amoureux du coup ils sont ensemble depuis (rires).

 Quelles sont vos influences ? 

Hans Zimmer, le compositeur des musiques d’Interstellar, Inception… ce genre de truc. 

Meilleur souvenir en tournée ou d’un concert ?

Il y en a de très bons mais je ne peux pas les  dire dans cette interview malheureusement. Une soirée dans un hôtel à Grenoble… avec un tiroir. Vous n’en saurez pas plus. (rires) Sinon, une tournée qu’on a faite en 2012 avec Yussuf Jerusalem en Scandinavie, c’était probablement la meilleure tournée de la Secte.

Votre tout dernier EP The Sun is Mine parle de quoi ?

C’est abstrait, mais en gros ça parle souvent de la fin du monde, de l’espace, d’amour, de haine, etc. Il y a beaucoup de haine dans le prochain album (rires). C’est un peu un mix entre le premier et le deuxième album. On a fait la batterie dans un studio d’un pote qui s’appelle Château Vergogne dans l’est de Paris. Maxime est ingénieur du son… et prof de sport aussi (rires) du coup ça nous a permis d’enregistrer tout l’album nous-mêmes. C’est DIY mais quand même fait proprement avec du bons matos.

Quelles sont les meilleures conditions pour écouter cet album ? 

Ce soir, parce qu’on a le meilleur batteur de France (rires). On a enregistré toute la semaine, donc à priori on connait les chansons.

Vous écoutez quoi en ce moment ?

Shakira, Rihanna, Hans Zimmer. Black Magick SS.

Quelles sont les règles de La Secte du Futur ?

Tu l’aimes ou tu la quittes, voilà.

Plans pour cette année ? 

Dans deux mois on part en tournée, on retourne en Scandinavie. Après on finit le prochain album, des concerts vont venir.

Culture Sauvage pour La Secte du Futur ?

Un animal ? Un lion. Un élan. Un renard.