On ne saurait définir Izzy Bizu. Un sourire ? Une attitude? Une présence scénique ? Un charisme ? Une voix rafraichissante ? Sûrement un peut de tout ça à la fois et on a pu le vérifier lors de notre discussion avec cette artiste qui commence sérieusement à décoller. 

Salut Izzy! Comment vas-tu? Contente d’être de retour à Paris?

Je vais très bien et suis ravie d’être à Paris, j’ai passé une excellente soirée hier soir!

Ah? Qu’as-tu fait?

Je suis allée manger avec un ami à moi. Mon seul ami à Paris d’ailleurs! On a mangé un burger et bu du vin! Simple mais parfait.

J’ai vu sur un de tes posts Instagram que tu aimerais vivre à Paris. C’est une véritable envie ?

Ce n’est pas une blague! A chaque fois que je viens ici je me sens bien et de bonne humeur. Je pense que c’est parce que c’est très beau, très inspirant. C’est peut-être dû à toute la culture présente ici.

Tu préfères Paris à Londres?

Ce n’est pas une question de préférence, c’est juste diffèrent. J’adore Londres, c’est chez moi et j’y vis depuis tellement longtemps…

Pour quand est le déménagement?

Quand j’aurai de l’argent ! (rires) Et puis j’ai beaucoup d’affaires, vraiment beaucoup : plein d’équipements de musique etc… Peut-être lorsque je serai un peu plus âgée et que j’aurai envie de me poser quelque part!

Ton dernier single s’appelle «Mad Behaviour» et ton prochain album (qui sortira en juillet prochain) s’appelle «A Moment of Madness». Est-ce tu penses que des «moments de folie» et des «comportements fous» peuvent être positifs?

Oui, parfois. Pour moi, un moment de folie c’est vraiment montrer ses sentiments aux gens sans se rendre compte de l’effet que ça a sur eux. Tu as beau essayer de te contrôler, c’est impossible. J’ai appris de ça, j’ai regardé derrière moi et compris comment mieux gérer ce sentiment. La chanson  « Mad Behaviour » est d’ailleurs là pour demander pardon.

Après la folie est très irrationnelle, impulsive, donc ça peut devenir quelque chose d’excitant par le fait que tout devient spontané, on ne sait plus vraiment ce qu’il se passe.  Donc oui, c’est positif dans un sens et puis ces moments de folie sont propres à chacun donc on n’est pas seul à les affronter.

Est-ce que tu peux assimiler ça au fait que tu jam souvent avec ton groupe, et que vous rentrez dans une forme de transe où justement la musique s’empare de vous?

Oui! Le jam est vraiment quelque chose de spécial pour nous. On aime beaucoup car c’est le meilleur moyen qu’on ait pour relater nos sentiments à travers la musique.

Je viens de remarquer ton piercing sur le cartilage de l’oreille : c’est nouveau? Tu as eu mal ?

Oui c’est nouveau ! Et oui j’ai eu mal ! (rires) Le perceur m’avait dit que je ne souffrirais pas mais je gère mal la douleur. Je voulais au début me faire un tout petit tatouage mais il m’a d’abord dit de commencer par un piercing, voir comment j’allais réagir.

Tu voulais te faire quoi comme tatouage? Des étoiles? Un papillon? Un tribal?

Beurk…non! Ça c’est le genre de trucs que tu fais quand tu as trop bu. En vrai, je ne sais pas trop ce que je veux, donc il vaut mieux attendre pour ne pas avoir de regrets après.

Tu commences à être connue en Angleterre et en France avant même la sortie de ton album. Comment penses-tu gérer cette célébrité qui t’ouvre les bras?

Je ne sais même pas si je vais l’être. Si ça doit arriver ça arrivera! Je vais prendre les choses comme elles viennent. J’ai une famille qui est très proche de moi et mes musiciens sont mes amis donc je suis déjà très chanceuse d’être si bien entourée. Je suis très réactive à ce qui se passe, donc je ne peux pas réellement me projeter. Je me dis qu’il faut simplement rester soi-même, respecter les gens et de pas prendre les choses trop au sérieux.

[hr gap= »10″]

http://www.izzybizu.com

[hr gap= »10″]

Propos recueillis par Nils Cresson