Café de l’Industrie, on rencontre Roni Alter, jeune artiste israélienne qui sort un premier EP en France porté par la chanson « What’s on your mind ? ». L’occasion d’en savoir un peu plus sur ce qu’elle a en tête.  

Dis m’en plus sur toi.

Je m’appelle Roni Alter et je viens de Tel-Aviv mais j’habite à Paris depuis déjà quatre ans.

Je crois savoir que tu as commencé très jeune la musique.

Oui, presque toute ma vie. Je suis née entourée de musique. Notamment grâce à mon père qui est un grand compositeur en Israël. Il a d’ailleurs composé différentes chansons lors de mon premier album, qui était en hébreux.

Imagine quelqu’un en train d’écouter ta musique, que désires tu qu’il ressente ?  

Tout ! (rires). S’il est triste, je veux qu’il se sente encore plus triste. S’il est heureux, je veux qu’il se sente encore plus heureux. Quand j’écoute de la musique, j’aime qu’elle me supporte dans mes sentiments. Parfois on est malheureux et on a besoin de se sentir soutenu par la musique. Mes chansons sont facilement appropriables et interprétables, selon comment on se sent, elles peuvent aussi bien vous conforter dans votre bonheur, que dans votre malheur. Tout dépend du sentiment présent.

Et quelles sont les choses qui t’inspirent pour écrire ?

Je suis inspirée par beaucoup de choses. J’adore sortir de ma zone de confort et me confronter à de nouveaux endroits. Par exemple, lorsque je suis arrivée à Paris j’ai écrit au moins dix chansons en un mois, ce qui ne m’était jamais arrivé. Mais étrangement c’est plus le voyage en lui-même et la nature qui m’inspirent, plus que la ville. On a l’habitude avec mon petit ami d’embarquer notre chien, de monter dans la voiture et de partir comme ça en Espagne ou en Italie sur un coup de tête. Et la route et les paysages m’inspirent toujours beaucoup. Après Paris, cela doit être du au fait qu’il y a de la verdure et que c’est petit.

Paris petite ? Tel Aviv est encore plus petite non ?  

Oui. En réalité j’ai cette impression parce que je suis revenue de New York hier. Et Paris, comparé à New York c’est vraiment petit ! A Paris je fais tout à pied, là bas c’est plus compliqué ! (rires)

Oui je comprends. Une fois inspirée, comment composes tu ?

Généralement j’ai toujours un sujet en tête lorsque j’écris et je commence à jouer à la guitare ou au piano et j’enregistre une première version où je marmonne plus que je ne chante. Ça donne un charabia avec simplement un rythme, une musique et quelques mots audibles. (rires) Et après je retravaille et j’élague.

Mais tu as toujours une ligne directrice ?

Oui. J’arrive à voir globalement ce vers quoi je veux aller même si c’est seulement une image, un souvenir, un moment. J’ai besoin d’avoir une base pour construire par dessus. Après chaque chanson correspond à une idée différente même si j’aime à penser que mises les unes après les autres, le tout forme une histoire cohérente.

Tu as également fait une cover de « I Follow Rivers », pourquoi cette chanson ?

Un jour, j’étais en train de composer une chanson à la guitare, je me suis enregistrée et j’aimais tellement ce que ça donnait que je l’ai envoyé fièrement à un ami. Qui m’a fait la remarque qu’elle ressemblait fortement à « I follow river ». J’avais tellement aimé cette chanson auparavant qu’elle faisait partie de moi et que sans m’en rendre compte, je l’avais pratiquement recopié. Ça peut arriver parfois de créer une chanson qui existe déjà, mais j’ai préféré tout simplement en faire une cover. (rires)

Culture Sauvage pour Roni Alter ?

L’excellente comédie « The Book of Mormon ».

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Retrouvez Rani Alter 

Le 12 avril : Brasserie Barbes 
https://www.facebook.com/events/1687826628160243/

– Le 13 avril : Les Trois Baudets 
https://www.facebook.com/events/899217000199132/

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