Tropical Horses est le projet solo de Max-Antoine, Breton d’origine mais récemment converti parisien, qui vient de sortir son premier LP : Mirador. Du début à la fin, on est transporté dans un univers orageux et électrique dont on ne peut s’échapper. C’est un trip musical dans lequel on se perd à travers des sonorités acides et violentes bourrées de reverbs industrielles, de pédales psychées et de tambours africains.    

Rencontre avec l’homme qui se cache derrière Tropical Horses, le soir de la release party de Mirador à la Mécanique Ondulatoire, pour poser nos questions.

Parle-nous de toi, qui est Tropical Horses ?

Je suis Breton à la base. J’ai vécu à Lorient et à Rennes puis j’ai emménagé à Paris il y a 3 ans. Tropical Horses est un projet solo alimenté de quelques collaborations. J’ai sorti deux EPs en 2012 et 2013 qui se rejoignent sur le thème de la plage, des relations amoureuses, la drogue, la fête… Je n’ai pas un style précis, c’est énormément de choses différentes, tout ce qui tourne autour de l’univers surf, garage, psyché, musique industrielle, africaine, orientale, et expérimentale, mais qui doit rester accessible. Il y a un côté constructif et enfantin, comme avec les jeux Playmobil, je joue avec chaque morceau. (rires)

Comment décrirais-tu ton dernier LP Mirador ?

Cet album est dans la continuité de mes précédentes productions, mais un peu plus influencé par des sonorités shoegaze et techno. Le principe de l’album est d’inviter la personne qui l’écoute dans un univers assez malsain, tout en gardant des bases sonores assez simples.

De quoi t’es tu inspiré pour Mirador ?

Mirador est un album qui est imprégné par mes années parisiennes et la vie nocturne. Le côté urbain et le quotidien de la vie à Paris a beaucoup influencé cet album. Paris est une ville que je trouve à la fois hyper lumineuse et malsaine. L’album joue d’ailleurs sur ce contraste. Après en général, musicalement j’ai énormément écouté The Feelies, The Walkmen, The Pixies, Swans ou Leonard Cohen.

Comment l’as-tu enregistré ? Et quels sons peut-on y entendre ?

J’ai tout fait chez moi sur mon ordi, comme pour les autres EPs. J’avais une trentaine de morceaux finis, mais je voulais trouver un lien entre chacun. Il y a des chants grégoriens, de percussions africaines, beaucoup de drones à la fois acides et bass, du piano, des trucs techno etc. J’ai enregistré la voix directement sur mon Mac, donc c’est pour ça qu’il y a ce côté un peu caverneux et granuleux, et c’était totalement volontaire. La musique est vraiment différente entre l’enregistrement et lorsque je la joue en live car elle est pratiquement impossible à reproduire sur scène.

Quelles sont les meilleures conditions pour écouter cet album ?

En fumant en gros joint, enfermé chez soi dans le noir, en s’endormant. C’est là où les choses se passent. C’est aussi un bon album à écouter sur l’autoroute la nuit.

Des coups de cœurs ?

En ce moment j’écoute pas mal de hip-hop anglo-saxon…Brad King, MF Doom, Earl Sweatshirt.

Quels sont tes projets pour l’avenir ?

Je viens de sortir l’album qui a pris énormément de temps, donc là je fais des concerts. J’ai pas mal de choses dans la tête, je pense que la musique qui va arriver va être plus différente et lumineuse, mais je ne suis pas encore sûr ce que je vais faire.

Culture Sauvage pour Tropical Horses ?

Ça me fait penser à ce que je lis en ce moment, le livre Voyage au Bout de la Nuit de Céline.

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