Une voix distincte qui effleure subtilement notre écoute, toute bien attentionnée. Elle nous emmène vers une jolie forme d’enivrement musical. Une musique déployée qui  trace singulièrement un univers finement esquissé accompagnée par une petite influence anglo-saxonne.Un engouement, un élan positif nous traverse en écoutant l’EP de Clou. On l’écoute et mieux encore, on le réécoute.

Un mélange de chansons écrites en anglais mais également en français, une juste valeur ajoutée en phase avec notre temps. Des mélodies douces,  bien pensées et dignement réceptionnées.

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Credits : Dubray Photographie

On aimerait bien savoir pourquoi avoir choisi le nom « Clou » ?

C’est mon surnom d’enfance, mes parents m’appelaient Clou. Ma sœur est à l’initiative de ce chouette surnom. Je faisais souvent le clown et on m’appelait Anne-Clou(wne)…C’est devenu, avec le temps mon nom et lorsque je me suis lancée dans ma carrière en solo, je ne me voyais pas trouver un autre pseudo.

Quelle est l’origine de ton projet artistique en solo ?

Je l’ai débuté il y a deux ans avec le lancement du radio crochet de France Inter qui a été un véritable tremplin. Des auteurs, compositeurs, interprètes  étaient  appelés à participer et cela m’a donné envie de tenter ma chance et de me confronter à des avis professionnels. Ça m’a permis de faire mes premières scènes toute seule et d’assumer mes chansons tout simplement.

Les effets du radio crochet ?

Sincèrement, il a tout changé. Tout d’abord, il m’a permis de prendre confiance en mon projet. Le simple fait de passer sur France Inter, sur une radio de cette qualité, être écoutée et même entendue a vraiment tout changé. C’est eux qui m’ont permis de me lancer. C’est grâce à eux que j’ai rencontré « Because édition » qui est devenu mon éditeur.

 

Tu as conservé des liens avec cette mise en réseau accélérée ?

Oui et je fais le maximum pour que les pros continuent à s’intéresser à moi.

Tu es auteure,  compositeur, interprète. Comment pourrais-tu définir ton procédé de création ?

J’en ai plusieurs, j’ai des mélodies dans ma tête, ça peut me prendre un peu n’importe où. J’ai un stock d’enregistrements sur mon téléphone. Je retravaille dessus avec ma guitare. Mais ça peut-être aussi la guitare qui m’amène à trouver une mélodie. L’écriture vient en même temps. C’est très mystérieux comme procédé et pas véritablement ordonné et méthodique. Par contre, quand je commence une chanson, j’essaie le plus possible de me poser pour la finaliser.

En général, tu mets beaucoup de temps pour écrire une chanson ?

Non, c’est assez rapide. J’en écris beaucoup et je fais bien évidemment un tri. (rires)

Quels seraient les éléments de la vie qui t’influencent  dans ton écriture ?

Je pense que ce sont avant tout les émotions qui sont à la source de mes inspirations. J’essaie de ne pas suivre des codes mais de me confronter naturellement à quelque chose de très spontané.  Des thèmes tels que le quotidien, les histoires d’amour, l’ironie de nos vies, la culture populaire, le cinéma sont à l’origine de mon inspiration.

Et quelles sont tes influences musicales ?

Ma référence première serait Paul Simon puis Joan Baez, Bob Dylan, Joni Mitchell. Une musique folk américaine épurée, avec des mélodies et paroles génialissimes. En français, j’ai beaucoup écouté Brassens, Moustaki, Renaud. Une influence Hip-hop aussi qui ne se ressent pas forcément dans ma musique mais qui est bien réelle.

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Credits : Furie Photographie

La question que j’aime poser…est-ce que tu as déjà écrit une chanson pour une personne ?

Oui…(rires). Et les gens se reconnaissent assez facilement, je ne le cache pas. J’ai également écrit pour et en pensant à des amis. J’ai une chanson qui s’appelle « Jolie » faisant référence à une amie. Cette chanson évoque l’aspect violent du simple fait de réduire une personne à « être belle ».

Comment te projettes tu dans l’avenir ?

Je pense que la musique est un processus lent mais c’est plutôt positif car ça me permet d’étoffer mes créations et de faire des vidéos, des collaborations. J’ai deux clips merveilleusement bien réalisés dont « Eternel épris ». La prochaine étape logique serait de trouver un label. Continuer à faire des dates et puis me lancer dans l’aventure d’un second EP.

Si tu avais un grand rêve en musique, quel serait-il ?

Que Renaud, Paul Simon, Tété, MC Solaar, Pauline Croze, Mathieu Boogaerts m’appellent tout simplement (rires).

Nous pouvons retrouver Clou aux 3 Baudets à Paris aux côtés de Liz Van Deuq et de GEMMA, le 14 avril prochain…et comme vous êtes convaincus, vous allez venir, c’est certain !