Connue et reconnue pour ses compilations, La Souterraine révèle des artistes francophones depuis 2014 dans un paysage underground où personne dans l’industrie musicale ne s’aventure en général. Avec neuf compilations à son actif, toutes en libre écoute, l’engagement mélomane se conjugue au militantisme pour brouiller les cartes du jeu financier et réhabiliter la langue française.

Quelle a été la motivation première pour créer La Souterraine ? Quand l’avez vous créé et avec qui ?

Trouver un moyen de se divertir en mêlant l’utile à l’agréable. Nous étions au départ deux, nous sommes plus nombreux maintenant.

Quelle position avez-vous dans le paysage de la musique française ?

C’est ambigu : on se sent au cœur de ce qui se fait de plus excitant dans l’activité artistique de ce pays. Selon le marché, nous sommes à la marge.

La Souterraine VOL.9

Comment sont faites vos compilations ? Quel travail est effectué en amont de celles-ci ?

De nombreuses et intenses séances d’écoute, c’est ce que plus personne ne fait, et c’est la base du travail d’édition des compilations.

Quel est le « modèle économique » du label ?

La Souterraine n’est pas un label – mais bon comme c’est la case que le Supersonic offre, on la prend volontiers. Les gens sont globalement pour le statu quo, se réconfortent dans les choses bien définies.
Il n’y a pas de business model, par définition, puisqu’on essaie de créer un marché pour les groupes qui n’en ont pas. Pas de marché, pas de business, et une tentative de mouvement.

Quel est votre titre préféré de : Trotski Nautique, Monster Surprise, Titus d’Enfer ? Pourquoi ?

Monster Surprise : « N’est-ce pas une bonne idée » (http://souterraine.biz/track/nest-ce-pas-une-bonne-id-e) car c’est un tube fait avec trois bouts de ficelle

Titus d’Enfer : « Nature Morte » (http://souterraine.biz/track/nature-morte) car c’est (presque) le seul morceau à faire écouter et qu’on avait pas souvent entendu Animal Collective en français.

Trotski Nautique : « DIY » (http://souterraine.biz/track/diy) car « Ensemble tout devient possible ».

La Souterraine en trois mots ?

Franco-pop underground libre.

[hr gap= »10″]

Rendez vous mercredi prochain au Supersonic 

http://souterraine.biz

[hr gap= »10″]