« Eclair de génie », « vent frais musical » ou encore «  duo qui déchaine les éléments », on avait tellement de (mauvais ?) jeux de mots à faire en introduction à cette interview qu’on a préféré rester sobre.

Rencontre avec Morgane et Xavier, le duo lumineux d’Un orage.

L’EP sort le 5 février mais un premier titre est sorti en clip. Pourquoi le choix de « I just want to leave « ?

Xavier : Avec Jérémy Barlozzo, le réalisateur, on a beaucoup échangé sur cette chanson qui pour nous collait bien avec l’idée de montrer que le projet avait un vrai potentiel live et dansant.

Morgane : Nous n’habitons pas au même endroit avec Xavier donc on en a discuté et ils ont pu avancer sur le projet sans que je sois forcément physiquement là… Sauf pour le clip bien entendu.

C’est vrai que vous n’êtes pas dans la même région. Comment est ce que vous travaillez?

Morgane : Je suis à Clermont Ferrand et Xavier à Paris. Mais je viens régulièrement donc on arrive à prendre du temps pour travailler.

Xavier : On construit toujours les bases à deux. On se voit et on trouve notre ligne directrice, puis on compose le début des chansons. Généralement je développe un peu plus la composition musicale avant de l’envoyer à Morgane par la suite. On ne ressent pas un besoin de tout faire ensemble dans la même pièce. On avait juste envie de faire un projet tous les deux et travailler parfois avec de la distance nous convient très bien.

Morgane : Et heureusement que nous sommes juste tous les deux. Imagine un troisième qui habiterait à Toulouse ! (rires) Avec Xavier on peut aller partout, on prend pas de place pour voyager comme on est un duo. Il y a un côté très pragmatique à notre formation.

Cocoon pour l’une, HollySiz et Yodelice pour l’autre. Après toutes ces expériences, comment vivez vous ce nouveau projet ?

M: Dans Cocoon j’étais très souvent assise derrière un clavier, donc j’ai vraiment du travailler pour apprendre la scène avec quelqu’un de nouveau. Les regards, le jeu scénique, chaque formation est unique. Avec Un orage il a fallu que je  m’assume, debout, en chantant en lead. Même si on a eu beaucoup d’expérience, le tout reste très nouveau, on continue à en apprendre sur nous-même, sur nos limites.

X : C’est une autre énérgie. Que ça soit HollySiz ou Yodelice, il y a souvent un cahier des charges à respect en fonction d’une personne. Ici on a une liberté absolue. C’est très libérateur ! On connaît le milieu, donc on peut se permettre plein de choses.

: Il n’y a pas de recherches, de volonté de dire : « je veux faire tel genre de musique ». On le fait avec sensation. J’ai tendance à la mélancolie dans mes chansons et Xavier m’apporte une autre façon de composer.  On était influencé par plein de styles différents, mais on n’avait pas du tout envie de se mettre dans une case.

X : Il y a une couleur qui s’est desssinée du fait qu’on soit tous les deux.  Il n’y a pas ce côté basse-batterie, on lance les sons, les boites à rythme.. Et la magie opère pour nous. Un orage, c’est un peu notre emmancipation dans la musique. On teste, on se lâche et on a peur de rien (rires) .

Un Orage… vous devez avoir le droit à des jeux de mots assez drôles non?

X : Des jeux de mots pas vraiment mais on a une anecdote marrante. L’anecdote la plus drôle qu’on est, c’était lors de notre premier festival en extérieur, l’année dernière. On jouait dans le sud et mon train a été bloqué pendant 2h car le train d’avant avait pris la foudre. Donc Morgane est arrivée plus tôt et elle s’est appercue que le festival avait failli être annulé à cause des orages dans la région. (rires)

On ne vous a pas trop accusé ?

M : Non on a eu un très bon accueil. Toute la journée l’équipe technique nous a beaucoup charrié, on s’est bien marré. Mais on a joué sans orage ni pluie !

Culture Sauvage pour Un orage ?

Un lion, donc musicalement à Julien Doré.