Quand l’artiste ne peut pas être mono-tâche et qu’ il devient un hyperactif culturel, reflet florissant d’une comédienne entreprenante et audacieuse. Rencontre avec Elodie Menant. 

Il était une fois ?

Une petite fille tête en l’air, on l’appelait « Pierrette de la lune », pleine d’énergie et d’envie de découvrir la vie. Elle aimait tout, l’école, et toutes les matières, le sport et même les sports de garçon, le théâtre, le chant, les promenades, la nature, l’astronomie… En grandissant, son père lui a dit « Entre à Polytechnique et ensuite, tu pourras faire tous les métiers ». Elle fit Math Sup Math Spé, mais après les concours, elle préféra tout arrêter pour retourner au théâtre, à la danse et au chant. Aujourd’hui, elle est comédienne, metteur en scène, elle écrit pour le théâtre, elle chante et elle gère sa compagnie «La compagnie Carinae ».

Nous n’allons pas nous mentir, tu es quelque peu hyperactive dans le  domaine artistique, comment expliques-tu cela ?

Je suis très curieuse. Je déteste m’enfermer dans un domaine. La richesse de l’artistique est sa diversité. Cela attise mon imaginaire et m’insuffle une énergie de vie intense.

Si tu devais choisir un seul art, lequel serait-il et pourquoi ?

Je n’ai pas envie d’en choisir un seul… (rires)

Penses-tu que le simple fait d’être comédienne et menteuse  en scène sont dans l’absolu, des éléments inséparables ?

Je n’avais jamais pensé mettre en scène, c’est Thibaud Houdinière, le co-producteur et diffuseur de mes spectacles, qui m’a poussé à le faire. Je pense qu’être metteur en scène pour être comédien n’est pas nécessaire, à l’inverse, avoir été ou être comédien lorsqu’on souhaite  mettre en scène est important. Parfois, je pense qu’il serait tout de même bon pour les comédiens de s’essayer à la mise en scène, cela permet de comprendre les enjeux et les difficultés auxquels nous sommes confrontés.

Comment t’es venue l’idée d’adapter des romans de Stefan Zweig, pour ta compagnie de théâtre « Carinaé » ?

Je voulais savoir si j’étais capable d’écrire. Depuis toute petite mon père me disait « un jour tu écriras » et je répondais « Mais non papa… Je ne saurais pas faire.» Aujourd’hui il me dit « un jour tu écriras un roman » et je lui réponds «ah ça, je suis sure que non ! J’en serai incapable »…

Que représentent les œuvres de Stefan Zweig pour toi ?

Des chef-d ‘œuvres !

Jouer pour le festival d’Avignon, c’est classe ! Mais comment l’as-tu vécu de ta fenêtre ?

J’adore ! C’est un festival éreintant mais j’aime l’ambiance qui y règne, j’aime rencontrer les comédiens, les metteurs en scène, jouer ma spectatrice et me laisser surprendre par des spectacles parfois merveilleux.

Tu as une actualité riche, si je te dis « Mandrin, contrebandier et rebelle », tu réponds ? 

Un film de Jean Max Peteau dans lequel j’ai hâte de jouer Louison. Une paysanne au caractère fort, une rebelle ! La meilleure amie de Mandrin. Elle a un tempérament de garçon:rebelle !

Et si je te dis : Michèle Laurence, Sarah, Nouméa, Laurent Natrella, que cela évoque t-il pour toi ?

Vive Nouméa !!! Où nous allons jouer ce sublime texte de Michèle Laurence « Après une si longue nuit », qui sera mis en scène par Laurent Natrella de la Comédie Française. Mais je dois te confier que je suis surexcitée à l’idée de partir en Nouvelle-Calédonie pour répéter et jouer ! Ce n’est pas formidable ce métier ?!!!

Une actualité étincelante et des projets ?

Deux projets d’écriture !

La question philosophique de l’interview : L’inné et l’acquis dans l’art, comment perçois-tu les choses ?

L’acquis n’est pas bien fiable et l’inné peut nous jouer des tours.

Culture Sauvage pour Elodie Menant?

Une pièce de théâtre dans la jungle  … Ou au « Roi Lion »

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Retrouvez  Elodie Menant sur son site

elodiemenant.strikingly.com

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