Le regard rieur et la voix grave, rencontre avec Marvin Jouno autour de son premier EP, la sortie prochaine de son album et son éternelle passion pour le cinéma.  

Racontes moi un peu comment tu as débuté dans la musique?  

J’ai commencé la musique au lycée.  Des amis avaient un groupe mais pas de bassiste alors j’ai acheté une basse et j’ai joué avec eux. Ça résume assez bien mon rapport à la musique qui est très instinctif. Après cette première expérience, j’ai complètement perdu de vue la musique pour faire des études de cinéma. J’ai fait des études de mise en scène pour être réalisateur et puis en réalité j’ai fini décorateur sur les tournages et j’ai adoré !

Mais tu es quand même revenu à la musique.

Oui, il y a environ 5 ans. C’est clairement en découvrant la MAO que j’ai eu un second souffle. Le fait de pouvoir se suffire à soi-même, pouvoir composer librement est un processus que j’aimais énormément. Donc j’ai commencé à créer ma musique et à écrire en français. . Au départ je n’avais vraiment pas de plan. Ce sont les premiers concerts qui ont concrétisé quelque chose ! A la base, je suis plutôt réservé et lors de ma première scène, dans un petit bar à Bastille, j’ai fait tout le concert… Les yeux fermés. Trop de stress et d’émotions je pense !  J’ai corrigé ça depuis (rires). Et petit à petit, avec de l’aide, j’ai développé le projet jusqu’à signer chez le label Un plan simple  hébergé chez Sony.

Tu en es heureux?

Dans ce label, ce qui est cool c’est qu’il y a, à la fois l’esprit major mais également l’esprit indépendant. Je n’avais pas de label idéal, mais je suis très content d’avoir atterri dans celui ci. J’ai une liberté totale, je fais ce que je veux ! J’ai beaucoup bossé pour les autres et maintenant que je travaille pour moi c’est hyper galvanisant… et aussi un peu flippant. Ça donne le vertige de temps en temps.

 Le cinéma ne te manque jamais ?

J’aurai toujours cette connexion avec le cinéma. Ça fait quinze ans que je cherche à faire un film donc l’envie restera toujours. Pour moi le cinéma est un carrefour des métiers, un milieu à la richesse incroyable. De toute façon, même lorsque je compose de la musique j’ai toujours un petit  clip dans la tête. On est d’ailleurs en train de finaliser l’album qui sortira en mars et j’hésite à le sous-titrer : « Un film de Marvin Jouno » et non « un album de ».

Tu n’as pas réalisé le clip de « Quitte à me quitter ». Qu’est ce que ça te fait de passer de l’autre côté de la caméra ?

C’était particulier comme situation. Après il m’arrive d’être un peu chiant sur le contrôle du projet. J’aime bien vider mon esprit de mes idées et essayer de tout mettre en forme à l’aide de quelqu’un. Pour le clip de Quitte à me quitter, j’ai bossé avec le réalisateur Colin Solal Cardo. Je lui ai donné une première version d’un scénario qu’il avait trouvé trop paraphrasé et il y a apporté un regard décalé qui m’a beaucoup plu en transposant l’histoire dans un film de genre.

Si tu devais résumer ton premier EP ? 

Quitte à me quitter est l’histoire d’un garçon qui s’en va et revient. Est-ce l’est ? n’est pas une histoire de voyage estival. Si le vous vous plait est un patchwork entre littérature et cinéma, bercé d’une sorte de romantisme fin 19eme. Et Dans l’étang est un éloge de la lenteur. De l’importance de prendre son temps pour apprécier la vie. Voilà ! (rires)

C’est efficace! Et j’imagine que l’appeler Ouverture est une sorte d’annonce de tes débuts dans la musique ? 

En partie. Je trouve la notion d’ouverture, dans son sens large, très belle et importante. Après il y a aussi une référence à la chanson d’Étienne Daho qui est une grosse madeleine que j’apprécie beaucoup. J’adore tout justifier, du coup ça me fait plaisir de répondre enfin à ces questions!

Bientôt l’album ?

Oui très bientôt. En mars. J’en suis très fier et je l’assume pleinement donc vivement qu’il sorte !

Culture Sauvage pour Marvin?

Les concerts sauvages !

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Intérieur Nuit , le premier album de Marvin Jouno sera disponible le 11 mars 2016

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