C’est entourés de vinyles que nous avons rencontré l’artiste anglais Julian Perretta, le temps d’un café au charmant Walrus. Un retour en force pour un artiste qui compte bien faire danser les foules.

Quelle est la question qu’on te pose le plus souvent ?

C’est plus un même début de phrase, qu’une question à part entière. Les interviews commencent très souvent par « Tu as commencé par Wonder Why… ». C’est vraiment ce que j’entend le plus. Après, ça ne me gène pas du tout, au contraire, c’est un plaisir que les gens s’intéressent !

Je te propose qu’on parle plutôt de ton nouveau single  Miracle . C’est très différent de ce que tu as fait jusqu’à présent.

Oui et la raison est assez simple. Après ma tournée en 2012, j’ai eu envie d’essayer quelque chose de nouveau. Je n’avais sorti qu’un album mais depuis mes seize ans je jouais le même style de musique. Après ma tournée j’ai eu la chance de rencontrer un duo de Dj belge qui m’a demandé de collaborer sur un de leur single. Ça a bien marché donc je les ai suivi dans des festivals un peu partout dont Tomorrowland. J’ai vécu quelque chose de très inspirant, j’ai vraiment découvert à quel point la Dance pouvait transcender des foules entières. Pendant cette tournée j’ai également rencontré de nombreux  producteurs et Djs émergents avec lesquels j’ai travaillé sur mon prochain album.

Comment décrirais tu ce nouvel album ?

C’est un album collaboratif avant tout. J’ai bossé durant trois ans sur ce disque. Trois ans à travailler avec de nouvelles personnes, à tester de nouvelles choses. Je suis particulièrement heureux de mon travail avec Lost Frequencies ou Feder. C’est un album qui me ressemble fondamentalement mais qui a comme but de faire danser les gens. J’ai vraiment souhaité quelque chose de positif.

Tu penses que c’est ce dont les gens ont le plus besoin en ce moment ?

Définitivement. Les gens veulent de plus en plus écouter un album qui leur fait du bien. Qui les transporte. C’est d’ailleurs ce que j’aime chez Lost Frequencies. Il a cette capacité à vous faire voyager tout en vous faisant danser. Il transmet énormément de bonnes énergies et les gens ont besoin de ce positif, aujourd’hui plus que jamais.

Et toi, où vas tu chercher ton positif ?

Dans des choses diverses. J’aime beaucoup voir les gens réussir. Je ne sais pas pourquoi mais ça me rend heureux. J’aime voir des artistes casser les codes, essayer de faire de la musique en proposant de nouvelles choses. Ça m’inspire. Après dans la vie de tous les jours, j’aime les choses simples : passer du temps avec mes amis, ma famille, ma petite amie et mon chien !

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Tu es très souvent à Paris. Quelle est pour toi la grande différence entre Paris et Londres ?

Les gens et surtout la nourriture. Côté musical il fut un temps où les univers étaient très différents entre les deux pays. Avant on n’entendait absolument pas les mêmes sons à la radio anglaise qu’à la radio française. Je pense que la France passait plus de musiques populaires, commerciales tandis que la radio anglaise était connue pour jouer des choses plus underground. Mais aujourd’hui ça a énormément évolué !

Tu as quitté l’école à 15 ans. C’était une décision pour vivre tes rêves ou parce que tu en avais simplement marre?

Ni l’un, ni l’autre. On m’a viré ! Ce n’était pas un choix, plus une obligation. (rire) En réalité je n’avais pas un très bon comportement en cours! J’étais obsédé par la musique donc au lieu de changer d’école j’ai continué sur cette voie. J’avais un groupe à l’école et lorsqu’ils sont partis pour faire des études supérieurs j’ai continué à jouer dans les bars, restaurants. Et par chance ça a bien marché pour moi !

Du coup, que dirais tu à un jeune qui a envie de quitter l’école pour vivre ses rêves de musique?

Fais attention ! (rire) Non je pense que quitter l’école n’est pas toujours la solution. Si tu as vraiment la passion de la musique et que tu veux en faire ta vie pour les bonnes raisons… Fonce, suis tes rêves, mais c’est toujours bon d’aller en cours. Donc mon conseil serait plutôt : va à l’école et quand tu rentres chez toi , travailles sans relâche ta musique !

Culture Sauvage pour Julian Perretta?

Rolling Stones!