C’est au bout de la ligne 8 qu’on retrouve en terrasse le groupe Ambrøse: Felicie, Alex et Adrien. Une bière à la main, le sourire aux lèvres, on a rencontré un trio attachant et romantique. 

Votre rencontre s’est déroulée en deux temps je crois? 

Alex: Oui, avec Félicie on s’est rencontré lors d’une soirée.  Après quelques verres, on a très vite accroché car on avait les mêmes envies musicales et ça nous a donné envie de monter quelque chose.

Felicie:  Lors de notre rencontre, je crois que nous étions tous les deux un peu tristes et nos deux tristesses mises ensemble… ça a créé de la joie!  Mais on s’est tout de même rendu compte que nos premières compositions étaient très planantes et qu’elles manquaient de rythme. On est donc tombé sur Adrien qui nous a apporté à la fois sa batterie et une oreille complètement différente. Il entend réellement des choses que l’on entend pas, dans la musique en tout cas.

J’ai lu quelque part que vous étiez gentils et romantiques. C’est vrai ? 

Felicie: Dans la musique, parfois tu prends de la coke, tu déchires tes jeans et tu casses des hôtels et parfois tu es plus comme nous : tu fais le ménage et tu restes polie! (rires) C’est vrai, on est bien trop romantique pour être badass! Mais la scène nous fait du bien car elle nous permet de nous lâcher un peu plus.

Adrien:  C’est vrai que sur scène il y a un sentiment de liberté! On a le droit d’être qui on veut. Au final c’est un peu comme  porter un masque, mais celui de ton choix !

En parlant de masque, j’aimerais que vous me parliez un peu de cette couverture d’EP, que signifie t-elle? 

Alex: L’EP a un côté très hybride et ethnique, il mélange beaucoup de genres différents. On voulait traduire ça par l’image et donc la couverture représente des parties du corps un peu difformes, ni vraiment humaines ni vraiment animales pour insister sur cet aspect hybride. Notre premier clip est d’ailleurs dans la même veine.

Adrien: Ce mélange des genres est très représentatif du groupe. On a trois univers différents mais qui se complètent. Pour moi, ce mélange créé la richesse de nos morceaux car nos influences peuvent aller de l’électro au rock voire pop-rock.

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Votre tout premier EP sort le 2 octobre. Il a été totalement autoproduit. C’est un choix? 

Alex: Voir le processus de création et en être le maitre de A à Z est une expérience totalement enrichissante. Après il était difficile d’approcher un label car cet EP représente nos débuts, ce sont nos tout premiers morceaux. Nous n’avions rien sorti avant, donc l’auto-production permet de pouvoir présenter notre musique!

Il sort en fin de semaine. Qu’est ce que vous en attendez ? 

Adrien: Nous sommes déjà très fiers d’avoir réussi à le construire tel qu’on le voulait. Bien entendu on souhaiterait qu’il plaise à un maximum de monde mais c’est un élément qui ne nous appartient pas.

Felicie: C’est drôle, lorsqu’on bossait sur l’EP on allait très souvent prendre une pause clope sur le balcon et on s’amusait à deviner lesquels des passants seraient susceptibles d’aimer notre EP. C’était généralement des nanas !

Avouez-le,  vous avez créé un groupe juste pour pouvoir séduire !

Felicie : Même pas! On est tous en couple !

Alex: Lorsqu’on te dit que nous sommes des romantiques, c’est vrai ! Même notre ingé son, qui est tout de même le quatrième membre du groupe avec qui on a énormément bossé et beaucoup appris, est avec quelqu’un. Au final on ne tient jamais notre côté badass plus de cinq minutes, c’est pas possible !

Vos projets futurs? 

Adrien: Retourner sur scène!

Felicie: Ca fait très longtemps qu’on n’a pas joué en live et ça nous manque beaucoup. La phase de création était top, maintenant on est impatient de faire découvrir l’EP en direct !

La Culture Sauvage pour Ambrose ? 

Squat, sexe et subversion !

Sortie de l’EP : 2 octobre. 

Retrouvez Ambrose pour leur Release Party le 23 octobre à l’International.