Rencontré lors de la 56 Motocycles au CAFE de la PRESSE, Feder s’est lancé pour COCY dans une interview sur le tas autour de ses goûts, son « Goodbye » et ses futurs projets.

Si tu devais faire une rapide chronologie de tes débuts dans la musique à « Goodbye » classé numéro 1?

Comme pour beaucoup de monde, la musique est une vraie passion. Dès tout petit, mon grand frère mettait de la house music dans sa chambre, tandis que je mettais du hip-hop à fond dans la mienne et on se faisait des battles. Plus tard je suis parti en Angleterre et j’ai commencé à composer sur Garage Band en autodidacte. J’aimais bien ça donc quand je suis revenu à Paris, j’ai fait une école de son et petit à petit je me suis réellement mis dans le milieu. J’ai eu un premier groupe avec lequel on faisait de l’electro swing , ça a été une super époque et puis on a développé nos projets chacun de notre côté. D’où la naissance de Feder et le morceau «Goodbye».

Ca a décollé immédiatement?

Pas réellement. Le son est sorti en juillet l’année dernière et a commencé à bien marcher vers octobre-novembre lorsque j’ai été approché par des labels et surtout que j’ai rencontré mon manager. Puis ça a pris un peu plus d’ampleur au fur et à mesure.

Comment as tu vécu l’engouement autour de cette chanson?

Pour être tout à fait honnête, je ne m’en suis pas rendu compte tout de suite. Par exemple, j’ai entendu très tardivement la chanson à la radio. C’est carrément grâce à des potes que j’ai entendu le son pour la première fois sur Virgin. J’ai été agréablement surpris parce que je trouve que «Goodbye» est un ovni dans le panel des sons d’été.

En temps normal quelles sont tes préférences musicales?

Je suis assez fan de vieux hip-hop. J’aime aussi la bonne deep allemande ou la jackin house, qui reprend de vielles chansons house pour en faire de nouvelles pépites. A côté de ça j’ai toujours ce réflexe d’écouter du jazz à chaque fois que je sors de studio… En vérité beaucoup de choses différentes me touchent musicalement.

Et qu’est ce que tu envisages pour l’avenir?

Il y a aura un single d’ici la rentrée et j’espère un album en début d’année prochaine. Mais l’avantage, c’est qu’avec tout ce qu’il se passe en ce moment j’ai la possibilité de prendre du temps pour bien faire les choses. Les faire comme je les aime.

C’est important de garder ton authenticité?

Oui, complètement. Un artiste se doit de se démarquer, d’apporter de lui-même dans ses créations. Parfois il est difficile de tout contrôler mais il faut pouvoir garder son identité en évoluant dans le monde de la musique. Je ne dis pas que je ne ferai jamais de concessions mais je veux pouvoir regarder mon travail et me dire: j’en suis fier!

Au passage, pourquoi Feder?

Il n’y a rien de plus simple. C’est les deux premières syllabes de mon nom et mes amis m’appelaient comme ça étant jeune. Je ne suis pas aller chercher très loin, je ne voulais juste pas mettre « DJ » devant et rester dans la simplicité. En fait, je veux simplement offrir mon univers musical aux gens, sans autres prétentions.

Culture Sauvage pour Feder?

« Une soirée féline où chacun représente une partie de la nature, loin du côté citadin. »