Le mois dernier, Kilti nous avait offert un panier culturel afin de découvrir spectacles, créations et découvertes culturelles en tout genre. L’occasion de découvrir la pépite « Bang in The Void » du collectif Meskaprod. 

Financé grâce au crowdfunding en avril 2013, ce moyen-métrage est la preuve que la jeune création française à un bel avenir devant elle. De l’esthétisme à la construction narrative, Bang in The Void raconte aux spectateurs les errances d’un jeune homme sans moral qui décide de faire justice soi-même sans aucune ligne directrice, répondant à rituel presque animal.

La création du collectif n’est pas à proprement parlé « un film coup de poing » et ne cherche en aucun cas à prendre parti. Le film est avant tout un conte moderne, une histoire.

Une histoire de violence, qui raconte comment vivre dans l’obsession et l’animalité n’engendre que le chaos. Mais aussi une histoire d’amour entre deux êtres à la dérive qui trouvent refuge dans leur bonheur en oubliant leur vie passée, sans savoir que les actes ont toujours des conséquences, aussi tardives soient-elles.

Lorsque le film se termine, le spectateur reste alors pensif face à cette histoire qui n’est finalement pas si choquante mais qui dresse avec justesse le portrait d’une perdition face à un monde brutal. On comprend alors que s’il y a un message à retenir de ce moyen métrage, c’est que la meilleure façon de guérir un monde empli de brutalité est de lui apporter la douceur et l’amour, tout comme le fît Julie à Marc.

Marc a la vingtaine. Il a perdu ses parents et vit à Paris avec Sven, l’écrivain, son colocataire venu de Suède. Marc ne parle presque jamais et passe son temps à errer dans la ville jusqu’à tomber sur sa victime du jour. Il traque puis fond violemment sur ce qu’il considère être un ‘être mauvais’. Justicier anonyme ou psychopathe accro au sexe et à l’alcool… Mais tout son mode de vie se retrouve chamboulé lorsqu’il fait la rencontre de Julie, une belle inconnue presque aussi perdue que lui.