À l’occasion de la sortie en automne de son tout premier album RUBY, la jeune artiste Naya nous parle de son parcours, de sa musique et de ses collaborations.

T’étais en concert au Mama Festival récemment. C’était comment ?

Très bien ! J’ai eu la chance de jouer au Bus Palladium, salle mythique de Paris. J’en garderai un bon souvenir.

Ton album RUBY est un mélange de folk, de pop, d’electro… C’est important pour toi de ne pas te définir dans un seul style ?

J’ai beaucoup écouté d’artistes pop/folk étant jeune, tels que Jake Bugg, Nick Drake, Bob Dylan ou Miles Kane. Lorsque j’ai commencé la musique, mes parents m’ont offert une guitare acoustique. Dès l’âge de 11 ans, je donnais des concerts dans ma région en guitare/voix. Petit à petit mes goûts musicaux ont évolué. J’écoutais de plus en plus d’électro/pop comme Lorde, Lana Del Rey ou Massive Attack. Sur scène, ma configuration a également évolué, j’ai ajouté des machines, des boîtes à rythmes et des sons plus electro. Sur RUBY, c’était donc important pour moi de retrouver toutes ces influences musicales qui me suivent depuis que je suis toute jeune.

C’est toi qui écris et compose tes morceaux. Quel est ton processus de création ?

Je compose la musique en premier et c’est seulement après que viennent les mots. Je compose mes chansons à l’aide d’un piano ou d’une guitare. Ensuite, j’imagine tout un univers autour de la chanson : les arrangements, la production. J’ai la chance d’avoir un home studio dans lequel je peux poser mes chansons, les décortiquer et les arranger. Pour la création de RUBY, Valentin Marceau, jeune producteur parisien, m’a apporté son expertise et m’a aidé à produire mon album.

Tu fais de la musique et de la scène depuis que tu es très jeune. Qu’est-ce qui t’as donné envie de te lancer ?

Mon environnement familial a été très influent car mes parents sont musiciens. J’ai grandi entouré d’instruments de musique et de disques. J’ai commencé le piano à 6 ans au conservatoire de musique, ce qui m’a permis d’apprendre le solfège. Au fil du temps, la pratique du piano m’a donné envie de composer mes premières chansons. C’est aussi à ce moment-là que j’ai commencé à chanter.

Qu’est-ce que tu retiens de l’expérience The Voice ?

Ce fut une très belle expérience pour moi ! Je me suis retrouvée propulsée sur un plateau TV à chanter devant des millions de téléspectateurs, avec à mes côtés des stars de la chanson française à seulement 14 ans. Je garde un bon souvenir de cette aventure.

Est-ce que tu peux nous parler un peu plus de ton duo avec Tom Grennan ? 

Tom est un artiste anglais que j’ai rencontré lors d’un showcase à Paris. Il a adoré mon concert. Quelques jours plus tard nous avons décidé d’enregistrer un duo. J’ai écrit des paroles en français, lui en anglais. Au mois d’août, nous sommes allés en studio à Londres. C’était une très belle expérience !

Avec quel(s) artistes aimerais-tu collaborer ?

Question difficile ! J’écoute beaucoup Nils Frahm en ce moment donc je dirais Nils Frahm. The Notwist aussi.

Tu donnerais quoi comme conseils à quelqu’un qui veut se lancer jeune dans la musique ?

Crois en toi et lance toi. Et dis toi toujours que tout est possible avec du travail, de la chance et les bonnes personnes à tes côtés.

Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour la suite ?

Beaucoup de concerts, en France, à l’étranger, continuer à écrire des chansons, expérimenter et repousser les limites. Et puis il y a aussi toutes les rencontres autour de la musique, des personnes qui gravitent dans cet univers et qui enrichissent mon expérience.