En liberté !, comédie de Pierre Salvadori, de retour 4 ans après le touchant Dans la cour, est une vraie réussite portée par un casting en pleine forme. Jubilatoire.

Yvonne Santi est inspectrice de police. Alors que le maire de la ville inaugure une statue à l’effigie de son mari, mort deux ans auparavant, elle apprend au détour d’une enquête que celui-ci était un policier ripoux qui a fait condamner un innocent lors d’un faux braquage. Elle se donne alors pour mission de racheter les actes de son mari décédé et se rapproche d’Antoine, qui sort tout juste de prison.

Pour son 11e long-métrage, Pierre Salvadori convoque Blake Edwards et le cinéma des frères Zucker et Jim Abrahams (alias le collectif ZAZ). Rien que ça. Il ouvre les festivités avec une parodie de films d’action/séries B en dégainant un générique en lettres capitales, dynamique et pétaradant. Le reste est un petit bijou de comédie absurde aux idées foisonnantes. Avec près d’un gag à la minute, pas le temps de se reposer. De l’appartement rempli d’accessoires SM, au meurtrier avec ses sacs remplis de membres découpés en passant par un braquage dont vous vous souviendrez… En liberté ! est un condensé de dialogues et de situations hilarantes, travaillées et intelligentes.

© Memento Films Distribution

Salvadori est bienveillant avec ses personnages et déjoue les attentes des spectateurs en apportant de la fraîcheur à un genre qui peine à se renouveler. Le cinéaste prouve, si besoin est, qu’il n’y a pas besoin d’être vulgaire pour faire rire et qu’une certaine finesse dans l’écriture fait toute la différence. Et le casting n’a aucun mal à le suivre dans ses délires les plus fous. Adèle Haenel a un sens impeccable de la comédie et devrait se diriger vers ce genre plus souvent. Le duo qu’elle forme avec Pio Marmaï est délirant et fonctionne à merveille. Vincent Elbaz, Audrey Tautou et Damien Bonnard complètent la distribution et sont tout autant excellents.

Au cinéma depuis le 31 octobre.