À l’occasion de leur venue au festival de Dour, on a rencontré les cinq musiciens de Parcels, le groupe australien que tout le monde devrait écouter. On a parlé du public français, des Daft Punk et de leur road trip parfait.

Est-ce que vous pouvez vous présenter ? Comment vous vous sentez à quelques minutes de monter sur scène ? 

Patrick : Salut, moi c’est Patrick !

Anatole : Et moi c’est Anatole !

Patrick : Et nous sommes Parcels ! Aujourd’hui, je suis excité à l’idée de monter sur scène. Il m’arrive parfois de stresser quand je vois qu’il n’y a pas grand monde devant la scène mais j’ai surtout hâte parce que c’est toujours fun.

Anatole : Les Belges sont toujours sympas donc moi aussi j’ai hâte.

Est-ce que vous avez un rituel avant de jouer un concert ?

Anatole : On a effectivement notre truc, mais on en parle jamais, c’est top secret.

Patrick : Ouais soit t’es dedans et tu connais le rituel, soit tu es dehors, et toi tu es en dehors, désolé (rires). Tu dois être là pour pouvoir le vivre.

Vous jouez souvent en France. Qu’est-ce que vous pensez du public français ?

Patrick : Le public français est différent à chaque fois. Les gens sont en général cool, ça arrive qu’ils ne dansent pas assez parce qu’ils sont trop cool justement. Mais plus récemment c’était vraiment génial et on a passé de bons moments avec le public français. Je ne peux pas te donner une seule réponse à cette question.

Anatole : Oui ça dépend vraiment du public. Parfois il y a des gens qui se disent « je suis venu ici pour passer du bon temps, donc allons-y » et parfois tu peux avoir quelques personnes dans la foule qui se disent « non je suis trop cool pour eux ». Mais dans l’ensemble, je trouve les Français vraiment cool.

Patrick : Vous pouvez être difficiles au premier abord, mais quand on apprend à vous connaître c’est plus facile.

Puisqu’on parle des Français, est-ce que vous pouvez nous parler de votre collaboration avec Daft Punk ?

Anatole : Les Daft Punk ne sont pas comme le public qu’on a évoqué juste avant (rires). Ils sont arrivés avec une démarche super amicale et accueillante. On a pu passer une semaine entière avec eux à bosser en studio, apprendre beaucoup d’eux aussi. Ça a été le départ d’une fabuleuse amitié.

Patrick : Oui, c’était une vraie collaboration. Personne ne faisait quelque chose juste pour plaire à l’autre. On n’avait pas vraiment l’impression de travailler en fait. 

Votre musique est parfaite à écouter pendant un road trip. Ce serait quoi pour vous le road trip parfait ? 

Anatole : On a déjà pas mal voyagé ensemble. Mais à chaque fois que j’écoute The Grateful Dead pendant que je conduis, je suis bien.

Patrick : Mais la question c’est de savoir quel roadtrip on ferait ensemble (rires).

Anatole : Ah désolé ! J’adorerai traverser toutes les USA de haut en bas, de long en large. 

Patrick : Et en Amérique du Sud.

Anatole : En réalité, on pourrait voyager sur toute la planète si on continue de travailler.

Patrick : Carrément ! Je veux aller en Russie, je discutais avec un chauffeur de bus qui me disait que la Russie était son endroit préféré pour voyager. 

Vos chansons sont toujours très « ensoleillées ». Ça vous vient d’où ?

Anatoel : Certainement de là où on a grandi, dans la ville hyper ensoleillée de Byron Bay en Australie. Et peut-être aussi parce qu’on a passé beaucoup de temps à Berlin où l’hiver est rude.

Est-ce que vous pouvez nous conseiller des bons groupes australiens ?

Patrick : On aime beaucoup King Gizzard and the Lizard Wizard. J’aime bien Skegss.

Anatole : J’écoutais en boucle Julia Jacklin. Elle est super. 

Patrick : Et il y a beaucoup de bonne folk music en Australie.

Pour finir, est-ce que vous pouvez nous dire quand est-ce que vous allez sortir votre premier album ?

Patrick : Il sort cette année et il est bien ! Mais on ne sait pas si on peut vraiment dire la date exacte. On va rester mystérieux. On peut juste te dire que ce sera avant le 31 décembre (rires).