Ils comptabilisent à eux seuls des millions de streams et préparent pour la rentrée leur tout premier album. Rencontre avec le duo français Trinix.

Comment a commencé cette aventure en duo ?

Dès le début, le courant est bien passé entre nous. Quelques semaines seulement après notre rencontre on a commencé à mettre des morceaux sur Internet naïvement, sans aucune attente. Petit à petit, on a eu de plus en plus de retours et on s’est pris au jeu. On a formé le duo en 2012. Pendant un an, on a posté une musique par semaine gratuitement sur SoundCloud. Cela nous a permis de très vite nous construire et d’acquérir des bases assez solides. 

Comment est-ce que vous décririez votre processus de création ? Qu’est-ce que chacun apporte à votre musique commune ?

Notre processus de création est assez spécial. On crée la musique qui nous passe par la tête sur le moment sans réfléchir. On essaie de garder un côté naïf et enfantin dans notre démarche de créativité. On est vraiment complémentaire, chacun apporte ses influences et sa vision de la musique. On vient tous les deux de milieux différents, l’un vient à la base du hip hop et de la batterie et l’autre d’un parcours musical très scolaire, baigné dans la musique classique pendant de longues années.

On aime donc beaucoup mélanger les genres et casser les codes, ça donne souvent lieu a des choses très intéressantes. L’inspiration vient de partout : le rire, les voyages, les rencontres, tout est une source si on écoute ou regarde attentivement.

Vous écoutez quoi en ce moment ?

En ce moment on est à fond sur l’album Ye de Kanye West on écoute particulièrement en boucle le titre « Yikes ». On saigne aussi pas mal toute la discographie de Russ ou encore le dernier titre de Dennis Lloyd « Nevermind ».

Votre premier album Mayday est annoncé pour l’automne prochain. Comment est-ce que vous décririez l’univers de ce premier opus ?

L’album sera un voyage musical assez surprenant qui emmènera le public dans les contrées les plus profondes de l’espace. Musicalement, on a voulu faire quelque chose de varié et frais, on s’est essayé à de nouvelles sonorités, de nouveaux styles, on est vraiment sorti de notre zone de confort. On a créé cet album en réunissant nos différentes cultures et influences dans la musique, le cinéma, les jeux vidéo, le voyage… On voulait vraiment que cet album soit personnel.

Pourquoi avoir choisi l’espace comme thème pour ce premier album ?

On introduit souvent dans nos sons, sans s’en rendre compte, une atmosphère assez planante. On s’est donc tout de suite dit que l’espace serait le thème parfait. C’est un thème qui nous a toujours beaucoup intéressés et émerveillés depuis notre plus jeune âge de par son immensité et tous les secrets qu’il renferme. On voulait tous les deux être astronautes étant plus jeunes (rires).

Vos sons génèrent énormément de streams sur les plateformes en ligne, est-ce que vous avez l’impression d’être attendus au tournant pour ce premier album ? Est-ce que ça a influencé votre manière de travailler ?

On ne fait pas attention à ce genre de choses à vrai dire. On n’y pense pas car on ne veut pas que ça influence notre manière de travailler. Ça dénaturaliserait le projet. Notre but depuis la création de TRINIX est simplement de partager notre vision de la musique avec les gens.

Vous collaborez avec beaucoup de chanteurs sur vos sons, avez-vous déjà pensé à une collaboration avec d’autres producteurs ?

Pour le moment ce n’est pas dans nos projets de collaborer avec d’autres producteurs mais on ne se ferme pas de porte.

 Y a-t-il une collaboration dont vous rêvez ?

Oui bien sûr, il y en a même plus d’une ! Mais si on devait choisir, je pense que ce serait Ed Sheeran et Kanye West ! 

Depuis le début de votre carrière vous enchaînez les concerts. Comment est-ce que vous vivez cette nouvelle aventure, la scène et le contact avec votre public ?

C’est une expérience géniale de pouvoir partager sa musique sur scène avec le public dans les 4 coins de la France et même parfois aux 4 coins du monde. Ça nous permet de mettre un visage sur les personnes qui nous suivent et qui nous écoutent. C’est très enrichissant et motivant.

Pourquoi avoir choisi de ne pas vous produire dans des clubs et des boîtes de nuit, comme le font beaucoup de DJs pour se faire connaître ?

C’est un choix artistique et personnel de proposer au public un live et non un DJ set. On trouve que c’est vachement plus dynamique et captivant pour les gens qui nous regardent jouer.

Votre meilleur souvenir de concert ?

Notre meilleur souvenir c’était très certainement à Cognac l’été dernier. Le public était en feu et super réceptif. C’est pour ce genre de moment marquant qu’on fait de la musique.

Le festival et la salle de vos rêves ?

Le festival de nos rêves c’est Coachella, sans hésiter. Ça serait pour nous un rêve de gosse de s’y produire. Pour la salle, le Madison Square Garden à New York… Oui on voit grand (rires).